Hauts-de-Seine : une jeune étudiante malgache disparue retrouvée décédée

Andotiana, 23 ans, n’avait pas donné signe de vie depuis le 8 janvier. Son corps a été repêché dans le fleuve, à Bougival dans les Yvelines.

Le corps de la jeune étudiante de Nanterre (Hauts-de-Seine) d’origine malgache a été retrouvé dans la Seine à Bougival (Yvelines) le 4 février dernier. Son père et son beau-père, venus de Madagascar le 31 janvier, n’ont appris la nouvelle que ce mercredi en fin d’après-midi. Il a en effet fallu dix jours aux enquêteurs pour confirmer son identité.

Andotiana n’avait plus donné signe de vie depuis le 8 janvier dernier. La dernière fois que ses proches avaient eu de ses nouvelles, elle était dans son appartement à Rueil-Malmaison.

L’autopsie a conclu à une mort par noyade. Le suicide est l’hypothèse privilégiée de la brigade de recherche des personnes disparues, en charge de l’enquête. Le journal intime retrouvé dans sa chambre laisse penser que la jeune étudiante était déprimée. Une bouteille de tequila à moitié vide avait par ailleurs été découverte chez elle. Les parents d’Andotiana, qui ont du mal à croire à cette thèse, souhaitent avoir accès au journal de leur fille.

Mobilisation sans relâche de ses proches

Ce mercredi encore, son père que nous avons rencontré ne pouvait se résigner au pire et souhaitait retrouver sa fille unique « dans les meilleurs délais ». Ses proches avaient ouvert une page Facebook avec son signalement dans l’espoir de la retrouver. Différentes personnes avaient cru l’apercevoir à Evry (Essonne) puis à la station Châtelet-les-Halles à Paris.

Mais il semble plus vraisemblable que la jeune fille n’ait jamais quitté Rueil-Malmaison où sa géolocalisation grâce à la synchronisation de son compte Google avec celui de son copain – s’était arrêtée près de la piscine de la commune, située au bord du fleuve.

Elle avait eu son bac à 13 ans

Andotiana était arrivée en France en octobre 2016 pour étudier la sociologie à la faculté de Nanterre. Elle n’avait pas revu sa famille depuis lors. Elle était en contact permanent avec eux et ne leur avait pas fait part de difficultés particulières. Elle parlait chaque soir à son petit copain, lui aussi resté à Madagascar.

Son beau-père la décrivait comme une jeune fille « fragile et peureuse ». C’était une enfant surdouée qui avait eu son bac à 13 ans. Elle avait étudié les sciences politiques avant de se passionner pour la démographie. La dernière fois qu’elle avait vu son cousin et son amie, c’était pour les fêtes de fin d’année. Elle leur avait semblé heureuse.

Laisser un commentaire