Brahim J., 37 ans, comparaît depuis lundi devant la Cour d’Assises pour le meurtre de son épouse Hafida, âgée d’une trentaine d’années. 

Les faits se sont déroulés le 20 février 2015 à Survilliers, dans le Val d’Oise. 

Lors d’une dispute, il a étranglé à mort sa femme, maman à l’époque d’une fillette âgée d’un an. Puis il a jeté son corps dans le canal Saint-Denis, à Aubervilliers (93). Il a ensuite signalé la disparition de son épouse. 

Le cadavre plié en position fœtale et maintenu par des sangles de coffre de toit sera repêché quelques jours plus tard. Il était constitué de sacs-poubelles, de ruban adhésif d’emballage et de carton. 

Placé en garde à vue, il a admis avoir tué son épouse mais a indiqué qu’il s’agissait d’un accident. 

Dès le début du procès, l’accusé a demandé de requalifier les faits de “meurtre” en “violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. 

Sauf que le légiste a indiqué que l’étranglement avait duré entre 3 et 5 minutes avec une pression constante. L’expert décrit notamment le spasme du corps, les yeux injectés de sang et les régurgitations. 

Le verdict sera connu jeudi. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité. 

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