Rennes : Une maman se bat avec l’association Adikia pour prouver son innocence

Source France Bleu : Vanessa et son petit garçon Hylann, âgé de 3 ans - Association Adikia

Accusée d’avoir secoué son bébé, en 2015, Vanessa, une jeune maman de 31 ans, sera prochainement jugé par le tribunal correctionnel de Rennes pour maltraitance. Depuis trois ans, elle se bat pour prouver qu’elle est innocente, grâce à l’association Adikia, qui regroupe des familles en détresse.

Vanessa, jeune maman de 31 ans originaire de Maxent, en Bretagne, sera jugée dans les prochains mois par le tribunal correctionnel de Rennes, pour des faits de maltraitance sur son fils, Hylann. Suspectée de l’avoir secoué, quelques semaines après sa naissance, la jeune femme ne cesse depuis de clamer son innocence.

Diagnostic du syndrome du bébé secoué

Le cauchemar commence en 2015, aux urgences du CHU de Rennes. À l’époque, le petit Hylann est âgé de quelques semaines, est malade de la grippe : “On a décidé de l’emmener aux urgences. Les médecins se sont inquiétés de la taille de son périmètre crânien, qui était très très élevé”, raconte Vanessa.

Après un scanner, le neurologue conclue à un excès banal de liquide céphalo-rachidien autour du cerveau, mais après une batterie d’examens, les médecins concluent à des hématomes sous-duraux : “Ça a été le drame complet. Quand on a recherché sur internet la cause des hématomes sous-duraux chez les nourrissons, la première page qui est apparue, c’est le syndrome du bébé secoué.”

J’ai l’impression que c’est un film que j’ai vécu, que ça n’est pas réel

L’hôpital fait alors un signalement au procureur de la République. Vanessa et son mari sont placés en garde à vue, Hylann placé en famille d’accueil. Puis la sentence : Vanessa est mise en examen : “J’ai l’impression que c’est un film que j’ai vécu, ça n’est pas réel”, raconte Vanessa.

Des contre-expertises prouvent son innocence

Après des contre-expertises, Vanessa découvre que son fils souffre d’une hydrocéphalie externe (plutôt bénigne). Une maladie héréditaire qui lui donne “une grosse tête”. Selon elle, tout est parti d’une erreur de lecture du scanner cérébral : “J’ai des expertises médicales qui réfutent le diagnostic de maltraitance mais cela n’a jusqu’à présent pas suffit à m’innocenter de manière définitive” explique-t-elle.

Depuis, Hylann va très bien : “On a une peur bleue un jour de devoir retourner à l’hôpital et qu’on nous accable encore”, raconte Vanessa. Depuis, elle a fondé l’association Adikia, qui regroupe des familles accusés à tort de maltraitance suite à des erreurs de diagnostic : “On est une cinquantaine dans l’association, mais on est contacté chaque semaine par une nouvelle famille. Il ne faut pas qu’on soit jugé coupable pour quelque chose qu’on n’a pas fait, il faut que cela s’arrête.”

Source France Bleu

Laisser un commentaire