Morbihan : La tentative d’enlèvement était inventée par l’adolescente au kickboxing

Début février, l’adolescente avait expliqué avoir mis son agresseur en fuite grâce au kickboxing. Son histoire avait fait le tour du Web et inquiété de nombreuses familles en Bretagne.

RADIO CAPITOLE RAPPELLE que toutes recherches inutiles engagées par les forces de l’ordre est un délit. Il fait travailler et rechercher des personnes ou des témoignages bêtement, et inutilement alors que des personnes sont réellement dans le besoin. Le résultat d’un mensonge comme celui que l’on vous présente est passible de prison, mais surtout peut amener les enquêteurs de ne plus croire de vrais de victimes d’enlèvements

Improbable rebondissement dans l’affaire de la tentative d’enlèvement d’une jeune collégienne de 14 ans le 4 février dernier à Plouay (Morbihan). Alors que plusieurs appels à témoins avaient été lancés sur les réseaux, qu’un portrait-robot avait été dressé et que de nombreux gendarmes étudiaient toutes les pistes possibles, on découvre aujourd’hui que tout était faux, indique France Bleu Breizh Izel.

Le parquet de Lorient explique dans un communiqué diffusé mardi que l’adolescente a inventé cette histoire de tentative d’enlèvement de A à Z.

A l’époque, la jeune fille avait raconté que lors d’une course d’orientation dans le parc de Manéhouarn, un individu, à pied, l’aurait « agrippée par le col de son sweat et lui avait sommé fermement de monter à bord de son véhicule ».

Portrait-robot et appels à témoins

L’adolescente, ayant pratiqué pendant quatre ans le kickboxing, s’était alors « défendue en donnant un coup de genou dans l’entrejambe de son agresseur avant de tenter de lui donner un coup de poing ». L’intéressé avait lâché prise. La collégienne a pris ensuite « la fuite avant d’alerter le professeur ».

L’adolescente, entendue par les gendarmes, avait pu dresser une description assez précise de son agresseur. A partir de là, les enquêteurs de la Brigade de Recherches de Lorient, en charge du dossier, avaient diffusé un portrait-robot très largement relayé sur les réseaux sociaux.

Une hotline avait été mise en place et de nombreux témoignages avaient été recueillis dans cette affaire.

Beaucoup de travail et de recherches pour aboutir finalement à la révélation d’un énorme mensonge, comme l’explique le parquet de Lorient : « les investigations menées par la Brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie de Lorient ont permis d’établir que la plainte de la jeune fille était mensongère et qu’aucun fait de cette nature n’avait été commis à son égard ».

L’adolescente et une amie, qui avait confirmé l’agression, ont depuis reconnu avoir menti lors de leurs récentes auditions devant les gendarmes. Les deux adolescentes sont convoquées devant le juge des enfants en vue d’une mise en examen pour « dénonciation d’infraction imaginaire ».

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