Unique suspect dans la disparition de Sophie Le Tan, Jean-Marc Reiser est maintenu en détention. Il avait déposé une demande de remise en liberté sur laquelle la chambre de de l’instruction de la cour d’appel de Colmar a statué à huis clos ce jeudi matin 28 février. Le maintien en détention avait été requis par l’avocat général.

Le maintien en détention requis.

16 h  : Jean-Marc Reiser est maintenu en détention. La cour d’appel de Colmar a rejeté sa demande de mise en liberté.

14 h 30 : L’avocat général Brice Raymondeau-Castanet a demandé “fermement”, d’après l’avocat de la famille de Sophie Le Tan, que M. Reiser soit maintenu en détention provisoire

Unique suspect

Unique suspect dans la disparition de Sophie Le Tan, Jean-Marc Reiser a déposé une demande de remise en liberté sur laquelle la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Colmar statuer à huis clos ce jeudi matin 28 février depuis 10 h 30.

Une trentaine de personnes – en particulier des proches de Sophie Le Tan – se sont réunies devant la cour d’appel depuis environ 9h30 dans l’attente de plus d’informations.

«Les charges sont accablantes. Pour la famille (de Sophie Le Tan) et pour le dossier, la culpabilité (de Jean-Marc Reiser) ne fait aucun doute», a déclaré devant la presse l’avocat de la famille Le Tan Me Gérard Welzer avant de rejoindre la chambre de l’instruction de la cour qui examine l’affaire à huis clos.

«Donc, pour moi, il n’y a pas de suspense» quant au maintien du suspect en détention, a-t-il enchaîné.
Les faits sont «trop graves», une remise en liberté serait «inacceptable», a estimé un porte-parole du collectif, Paul Famann, dans une déclaration lue devant la cour d’appel.

Il s’agit de la première demande de remise en liberté formulée par Jean-Marc Reiser, 59 ans, placé en détention depuis la mi-septembre et qui n’a pas été ré-entendu par le juge d’instruction depuis son interrogatoire du 5 octobre.

Jean-Marc Reiser nie les faits

Condamné à plusieurs reprises dans le passé, notamment pour viols, il avait été arrêté grâce à des données téléphoniques une semaine après la disparition, le 7 septembre, de l’étudiante partie visiter un appartement à Schiltigheim, en banlieue de Strasbourg.
Des traces de sang de la jeune femme ont également été trouvées dans son appartement. Il soutient toutefois n’avoir rien à voir avec la disparition de la jeune femme.

“Où est ma fille ?”

Devant la cour d'appel de Colmar. Photo L'Alsace/ Jean-Frédéric Surdey
Devant la cour d’appel de Colmar. Photo L’Alsace/ Jean-Frédéric Surdey

En larmes, la mère de Sophie Le Tan s’est adressée dans la matinée aux personnes venues manifester leur opposition à cette demande de mise en liberté : “C’est une douleur en plus pour nous, qui sommes révoltés et indignés. À notre sens, cette personne est dangereuse pour la société, et en particulier pour les filles et les femmes. Où est ma fille ? Je la cherche toujours. Notre famille est complètement bouleversée”.

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