Agressions sexuelles sur mineurs: un ex-prêtre condamné à 15 ans de prison

Un ancien prêtre comparaissait depuis lundi à huis clos devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Il a été reconnu coupable ce vendredi de tous les chefs d’accusation, incluant le “viol et agressions sexuelles sur mineurs” et la “corruption de mineurs”. Le tribunal l’a condamné à 15 ans de prison, une peine supérieure à celle requise par l’avocat général qui avait réclamé 10 à 12 ans d’emprisonnement.

Un proche de la famille des victimes

Cet ancien aumônier des scouts d’Europe a également été condamné à un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans, ainsi qu’à l’interdiction définitive d’exercer toute activité au contact d’enfants et d’adolescents. Il a reconnu une partie des faits – masturbations et fellations – sur deux des plaignants, deux frères, mais nie tout viol. 

L’une des victimes l’a dénoncé en décembre 2009 auprès du commissariat de police de Perpignan. Le jeune homme, alors âgé de 18 ans, a affirmé avoir été soumis à des actes sexuels pendant plus de deux ans, à partir de ses 15 ans. L’ancien prêtre, un proche de sa famille, l’aurait également incité à consulter des sites pornographiques et à consommer du viagra. Le tribunal a estimé que le prêtre s’était également rendu coupable de viol sur le frère aîné du jeune homme – alors âgé de 16 ans – et d’attouchements sur un autre adolescent fréquentant son presbytère.

Confession

Au cours de l’enquête, l’ex-aumônier a affirmé s’être confessé de ses actes auprès d’un vicaire d’une paroisse de la ville. Sa hiérarchie a pour sa part affirmé n’avoir reçu aucune plainte le concernant avant que l’affaire n’éclate.

Mis en examen en décembre 2009, l’accusé avait été dans la foulée relevé de ses fonctions religieuses. Il avait été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, et attendait son procès à l’abbaye de Sainte-Marie-le-Désert, une congrégation trappiste en Haute-Garonne. Les guides et scouts d’Europe et l’association diocésaine de Perpignan se sont portés parties civiles dans ce procès, tenu à huis clos à la demande de victimes.

Avec AFP

Laisser un commentaire