Grégory G., 30 ans, s’est défendu hier de la pire des façons alors qu’il était jugé pour de nouveaux faits de violences conjugales commis sur sa compagne enceinte de trois mois, sous les yeux de leur jeune fils.

C’est elle qui a commencé à me taper. C’est toujours elle qui commence“, a-t-il tenté d’expliquer devant les magistrats de Champ Fleuri, sans les convaincre. Son comportement est d’autant plus inacceptable qu’il a participé à plusieurs séances de soutien thérapeutiques organisées spécialement pour les auteurs de violences conjugales. Le soir des faits, il s’en est pris à la victime parce qu’il l’a soupçonnait d’avoir regardé un autre homme.

Il veut me faire passer pour une menteuse alors que c’est lui qui ment ! Ce soir-là, il était plus alcoolisé que jamais !“, a répondu, choquée, la jeune femme de 24 ans, après avoir dévoilé son œil encore tuméfié sous ses lunettes de soleil. “Elle s’est fait tabasser, insiste Me Jean Christophe Molière, son conseil. J’ai rarement vu un dossier avec un tel degré de violences“.

Le parquet a requis quatre ans de prison dont 18 mois avec sursis mise à l’épreuve.

Le tribunal a finalement prononcé une peine de 30 mois dont dix avec sursis mise à l’épreuve. Le mandat de dépôt a également été prononcé.

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