L’adolescent de 17 ans avait appliqué un patch de morphine qui lui a été fatal. Sa camarade de lycée a été jugée coupable de le lui avoir fourni.

Une jeune fille a été condamnée à 5 mois de prison avec sursis après le décès en mars 2017, par surdose de morphine, d’un camarade de lycée à qui elle avait fourni un patch.

Aujourd’hui âgée de 20 ans, la jeune femme, qui fréquentait le même établissement que la victime, le lycée de la Fontaine-des-Eaux à Dinan (Côtes-d’Armor), a été reconnue coupable d’homicide involontaire. Elle a également été condamnée à verser 18 000 euros de dommages et intérêts aux parents de la victime. Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis.

Découvert décédé dans dans son lit d’internat

Le tribunal correctionnel de Saint-Malo a considéré qu’elle portait une part de responsabilité dans le décès du lycéen de 17 ans, scolarisé en classe de première et interne. Le jeune homme avait été retrouvé par un camarade inanimé dans son lit d’internat le 2 mars 2017 au petit matin.

D’après l’enquête, il avait appliqué sur son bras un patch de morphine que sa camarade avait rapporté au lycée. Ce patch, disponible sur prescription médicale et classé dans la catégorie des stupéfiants, appartenait initialement à un malade du cancer qui l’avait confié à la lycéenne pour qu’elle le rapporte à la pharmacie.

La jeune femme a affirmé devant le tribunal que la victime aurait « pris des clopes dans son sac » et aurait subtilisé le patch de morphine, selon le Télégramme. La défense avait plaidé la relaxe.

Les analyses toxicologiques avaient conclu à une mort par asphyxie provoquée par une surdose de morphine. Le jeune homme avait également consommé du cannabis, à une dose non létale.

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