Yonne : un homme mis en examen pour l’enlèvement et le viol d’une directrice d’agence immobilière

Le ravisseur présumé avait gardé la voiture subtilisée à la victime. Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises notamment pour des faits de viol, d’enlèvement ou séquestration.

Le ravisseur présumé avait gardé la voiture subtilisée à la victime. Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises notamment pour des faits de viol, d’enlèvement ou séquestration.

Un homme a été mis en examen et écroué jeudi, suspecté d’avoir enlevé et violé la directrice d’une agence immobilière après la visite d’un logement, vendredi dernier à Venoy (Yonne), près d’Auxerre.

Le suspect, âgé de 50 ans, est mis en examen pour « enlèvement ou séquestration pour préparer ou faciliter la commission d’un crime ou délit, et viol sous la menace d’une arme », a annoncé la procureure de la République d’Auxerre, Sophie Macquart-Moulin.

Libérée à 200 km d’Auxerre

L’enlèvement s’était produit vendredi à l’issue d’une visite de logement. La victime « a été contrainte, sous la menace d’une arme de poing, de conduire son prétendu client jusqu’à Blois », dans le Loir-et-Cher, à environ 200 km de là, avait indiqué le parquet pendant le week-end.

Le suspect l’avait libérée sur le parking de la gare de Blois samedi en début de matinée avant de prendre la fuite à bord du véhicule. La victime avait « pu ensuite joindre avec son téléphone portable son mari, et regagner Auxerre avec ce dernier », avait précisé la même source.

Un pistolet d’alarme chargé

Le mis en cause a été arrêté mardi à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), « à proximité immédiate du véhicule de la victime qu’il avait conservé », a indiqué la procureure jeudi. « L’intéressé a été trouvé porteur d’un pistolet d’alarme chargé. »

L’enquête a été confiée aux gendarmes de la section de recherches de Dijon et de la brigade de recherches d’Auxerre, a précisé la procureure. L’arrestation a été réalisée avec le soutien de la section de recherches de Poitiers et de l’antenne du GIGN de Tours.

Lors de sa garde à vue, le suspect a « nié toute violence physique commise à l’encontre de la victime » avant de refuser de répondre aux enquêteurs, selon le parquet. L’homme a déjà été condamné à plusieurs reprises entre 1994 et 2016, notamment pour des faits de viol, enlèvement ou séquestration, ou violences aggravées.

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