Prison à vie pour avoir tué un étudiant chinois

Un jeune Américain de 22 ans a été condamné à la perpétuité pour avoir battu à mort Xinran Ji, en 2014 à Los Angeles.

Un jeune Américain accusé d’avoir battu à mort en 2014, avec l’aide de trois complices, un étudiant chinois d’une université de Los Angeles (sud-ouest des Etats-Unis), a été condamné vendredi à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle. Alberto Ochoa, 22 ans, était le dernier des quatre accusés (trois hommes et une jeune femme de 16 ans à l’époque) dans le meurtre de Xinran Ji à être jugé.

Etudiant chinois en ingénierie à l’Université de Californie du Sud (USC), Xinran Ji avait été attaqué à coups de batte de baseball et avec une clé à mollette, au moment où il rentrait chez lui, peu avant une heure du matin, après une réunion entre étudiants.

Grièvement blessé, il avait toutefois réussi à regagner son appartement. C’est là que son cadavre avait été retrouvé par l’un de ses colocataires le lendemain matin. Ses agresseurs voulaient le dépouiller car ils pensaient qu’étant chinois, il avait nécessairement de l’argent, a souligné l’accusation.

«Le soleil s’est éteint sur nos vies»

Les parents de la victime se sont rendus à plusieurs reprises à Los Angeles pour assister aux procès des meurtriers de leur fils. «Il était notre seul enfant et nous l’avons perdu», avaient-ils dit au tribunal dans un communiqué lu par leur avocat en 2017. «A partir de ce jour, le soleil s’est éteint sur nos vies».

Alberto Ochoa et deux complices, dont la jeune femme, ont été condamnés à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle. Le quatrième accusé, qui conduisait la voiture utilisée par le groupe, a plaidé coupable et a été condamné à la perpétuité avec une peine de sûreté de quinze ans.

Le meurtre de Xinran Ji était survenu deux ans après que deux autres étudiants chinois de la même université, Ying Wu et Ming Qu, 23 ans, eurent été tués par balles pendant qu’ils étaient assis dans une voiture garée près du campus. Deux hommes ont été condamnés à la prison à vie pour ces crimes. Environ la moitié des 11’300 étudiants étrangers de l’USC sont originaires de Chine, selon le site internet de l’établissement.

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