Brenton Tarrant, lors de son passage devant la cour de Christchurch qui lui a signifié son inculpation pour meurtres. Mark Mitchell/REUTERS

La comparution du suspect dans l’attaque des mosquées, un Australien de 28 ans, a abouti à son inculpation.

L’homme qui s’est filmé alors qu’il attaquait deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, faisant 49 morts,s’appelle bien Brenton Tarrant. Cet Australien de 28 ans, formellement identifié, a comparu samedi matin devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre. D’autres motifs d’accusation devraient suivre, selon la police.

Portant des menottes et une chemise blanche réservée aux détenus, entouré de deux policiers musculeux, l’ancien instructeur de fitness qui se présente comme un militant d’extrême droite a écouté, impassible, le chef d’inculpation porté à son encontre. Il a lancé de longs regards aux médias présents. Il n’a jamais paru désemparé, selon les reporters présents.

Il n’a pas demandé à bénéficier d’une libération sous caution et restera en prison jusqu’à sa prochaine comparution devant le tribunal, prévue le 5 avril prochain.

« Je peux vous garantir que nos lois sur les armes vont changer »

La Première ministre, Jacinda Ardern, a qualifié de « terroriste » cette double attaque, déplorant l’une des « journées les plus sombres » jamais vécues par ce pays du Pacifique Sud, réputé paisible. L’attentat, qui a soulevé une vague de condamnations à travers le monde, serait le plus meurtrier de l’époque contemporaine contre des musulmans dans un pays occidental. Les victimes venaient des quatre coins du monde musulman, a-t-elle souligné, en citant « le Pakistan, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Bangladesh, l’Indonésie et la Malaisie ».

Jacinda Ardern a précisé lors d’une conférence de presse que le suspect avait amassé un petit arsenal et disposait d’un permis de port d’armes, promettant des réformes. « Je peux vous garantir que nos lois sur les armes vont changer », a-t-elle fermement déclaré.

Les conditions de l’arrestation de Brenton Tarrant restaient floues, près de 214 heures après l’attaque. La police est avare d’informations sur les circonstances de son arrestation et ses éventuels complices.

Avec AFP

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