Sophie le Tan : Son téléphone aurait borné en forêt pour la dernière fois.

Six mois après la disparition de Sophie Le tan, le corps de l’étudiante reste introuvable.

Selon Les informations fournis par BFM TV , le téléphone de la jeune femme a borné une dernière fois dans le secteur de la forêt de Robertsau, au nord de Strasbourg. Le principal suspect Jean-Marc Reiser reconnaît fréquenter ce secteur mais nie y avoir amené la jeune femme.

C’était le 7 septembre dernier: Sophie Le Tan, une étudiante strasbourgeoise disparaissait après une visite d’appartement. Six mois plus tard, toujours aucune trace de la jeune femme. Selon nos informations, les enquêteurs de la police judiciaire de Strasbourg se demandent si le corps de Sophie Le Tan ne se trouve pas dans la forêt de Robertsau, une zone au nord de la ville. 

Cette intuition des policiers s’est forgée à partir des éléments techniques et du bornage du téléphone portable de Sophie Le Tan. Ce 7 septembre, l’appareil de la jeune femme a cessé d’émettre à 14h49 à proximité du domicile de Jean-Marc Reiser, le principal suspect. Selon l’exploitation technique, le téléphone a toutefois déclenché un dernier relais qui couvre la forêt de Robertsau. Interrogé sur ces éléments, le suspect, fils de forestier, avait simplement reconnu fréquenter ce lieu.

“Ce qui est certain c’est que Sophie a été chez M. Reiser, qui niait qu’elle soit venue, qu’elle est tombée dans le piège et je ne serais pas surpris qu’on retrouve son portable dans un forêt, a réagi Me Gérard Weldzer, l’avocat de la famille de Sophie Le Tan. Il a bien fallu que M. Reiser, d’une façon ou d’une autre agisse sur Sophie.”

Changement de version

Pour rappel, Sophie Le Tan, étudiante strasbourgeoise de 20 ans, a disparu après la visite d’un appartement à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg, prévue en fin de matinée. Le matin, la jeune femme lui avait adressé un SMS à 9h17. Une semaine plus tard, Jean-Marc Reiser était interpellé après le témoignage de deux jeunes filles qui avaient elles-aussi répondu à l’annonce. L’une était venue accompagnée de son petit-ami et l’autre avait annulé la visite. Aucune n’avait alors rencontré Jean-Marc Reiser soupçonné par les enquêteurs de surveiller à distance ceux qui se présentait au rendez-vous.

Après avoir nié avoir rencontré Sophie Le Tan, Jean-Marc Reiser a changé de version en octobre lors d’une nouvelle audition. L’homme a reconnu l’avoir croisée le jour de sa disparition. Face aux enquêteurs, il avait expliqué qu’il l’avait invitée à monter chez lui pour la soigner, car Sophie Le Tan s’était sérieusement blessée à la main. Cette dernière était ensuite repartie, selon le suspect déjà condamné en 2001 par la cour d’assises du Doubs à 15 ans de réclusion pour des viols commis en 1995 et 1996, peine confirmée ensuite par la cour d’assises d’appel de Côte d’Or en 2003. 

De l’essence et du chloroforme dans le coffre du suspect

Les condamnations de Jean-Marc Reiser pour des tentatives de cambriolages de cabinets vétérinaires et cliniques vétérinaires en banlieue de Strasbourg renforcent les pressentiments des enquêteurs de la police judiciaire. Au domicile de cet homme de 58 ans à Schiltigheim, les enquêteurs ont découvert un grand nombre d’anxiolytiques, de sédatifs, ainsi qu’une facture d’un achat de chloroforme datée du 27 mai 2014. Interrogé, le suspect, toujours aussi sûr de lui, a affirmé que ces médicaments et le chloroforme étaient pour son usage personnel.

Mais les policiers imaginent un scénario tout autre. Dans le coffre de la voiture du suspect, qui a vu sa demande de remise en liberté rejetée il y a quelques jours, la police a retrouvé, toujours selon nos informations, des bidons d’essence, une bouteille d’alcool, des allumettes, des bâches ainsi qu’une paire de chaussures de marche recouvertes de terre, accréditant la thèse d’un déplacement dans une zone boisée. Tous ces éléments sont en cours d’analyse.

Au  début de l’enquête, de nombreuses fouilles des enquêteurs ont été organisées dans les bois de la région. Des battues ont également été réalisées par la famille de la jeune étudiante appuyée par des habitants de la région. Une marche solidaire a également été organisée au début du mois de mars. “Il est certain que la famille continue à chercher. Le seul qui connaît la vérité c’est M. Reiser, il n’y a que lui qui sait où est Sophie et malheureusement je n’attends rien de lui”, conclut Me Weldzer.

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