Pakistani policewomen stand alert on a street in Karachi on February 26, 2010, on the eve of Eid-e-Milad-un-Nabi, the birth anniversary of holy Prophet Mohammad. Muslims across Pakistan will celebrate the birth of the Prophet Mohammed on February 27. AFP PHOTO/Rizwan TABASSUM (Photo credit should read RIZWAN TABASSUM/AFP/Getty Images)

D’après un rapport de police, l’étudiant a hurlé qu’il avait tué ce professeur car il «diffusait l’obscénité».

Un étudiant a été arrêté mercredi pour avoir tué un professeur parce que celui-ci organisait une réception à laquelle devaient participer des membres des deux sexes d’une université de l’est du Pakistan, a-t-on appris de sources policières.

Le professeur associé Khalid Hameed « avait organisé une réception mixte pour les nouveaux étudiants, qui devait se dérouler demain jeudi » à Bahawalpur, a déclaré un policier. D’après un rapport de police, l’étudiant a hurlé qu’il l’avait tué car il « diffusait l’obscénité ».

« Les réceptions mixtes sont contre les enseignements de l’islam et je l’ai averti qu’il devait arrêter », a déclaré le meurtrier présumé, dont les propos figurent dans le rapport de police.

« Je lui avais dit qu’une réception mixte était contraire à l’islam »

Waleed Khan, le fils de la victime, présent au moment du meurtre, a indiqué que l’agresseur avait poignardé son père « à la tête et dans le ventre » alors que celui-ci « allait entrer dans son bureau ».

Une fois le professeur tombé à terre, « l’étudiant a tenu son couteau et a hurlé : Je l’ai tué, je lui avais dit qu’une réception mixte était contraire à l’islam », puis il a lâché son arme et a été neutralisé, a-t-il raconté.

L’enseignant était mort avant d’arriver à l’hôpital, a-t-il ajouté. Le gouvernement du Pendjab, où se trouve Bahawalpur, a confirmé sur Twitter l’arrestation de l’étudiant.

Dans le Pendjab, la mixité contrôlée

Les événements mixtes ne sont pas rares dans l’enseignement supérieur pakistanais, mais ils font l’objet de davantage de restrictions dans les institutions publiques que dans le privé.

Récemment, une université publique du Pendjab a promu un code vestimentaire interdisant aux étudiantes de porter des hauts sans manches ou avec des décolletés trop prononcés, ainsi que des pantalons moulants ou trop courts. Les étudiants sont de leur côté sommés de porter l’habit traditionnel le vendredi, jour de prière.

Ce genre de restrictions existe dans plusieurs autres universités du pays, où étudiants et étudiantes ont interdiction de s’asseoir en « couples » et où ils ne peuvent interagir de manière « inappropriée ».

Avec AFP

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