Eure: Un homme suspecté d’avoir violé sa belle-sœur handicapée, tombée enceinte

L’homme de 45 ans est également soupçonné d’avoir frappé la victime, handicapée physique et mentale, pour qu’elle perde son enfant.

Un homme de 45 ans habitant dans l’Eure est suspecté d’avoir violé sa belle-sœur handicapée physique et mentale, de l’avoir mise enceinte et de l’avoir battue lorsqu’il a appris sa grossesse, dans le but qu’elle “perde” l’enfant, rapporte Paris Normandie. Le quotidien précise que l’homme en question a déjà été incarcéré 20 mois à la maison d’arrêt de Caen.

Il a récemment été remis en liberté, contre l’avis du parquet général et d’un juge des libertés et de la détention d’Evreux, qui avait ordonné mi-février son maintien en détention. Le suspect demeure cependant mis en examen pour “viol sur personne particulièrement vulnérable” et “violences volontaires”.

Un suspect déjà condamné auparavant

Les faits remontent à 2017, lorsque la directrice de l’établissement qui accueillait la belle-sœur handicapée du suspect a remarqué que sa patiente était enceinte. Elle a alors alerté la gendarmerie, suspectant une relation sexuelle forcée. Après enquête, les gendarmes se sont intéressés au beau-frère de la patiente. Ce dernier a d’abord nié avoir eu des relations sexuelles avec elle, avant de reconnaître les faits après un test de paternité positif, tout en niant qu’il s’agissait d’un viol. 

Ce à quoi l’avocat général, dont les propos ont été relayés par Paris Normandie, a répondu que “les experts font état d’une déficience mentale profonde de la victime” et qu’elle “ne pouvait pas consentir à un rapport sexuel.”

Selon l’enquête, les faits se seraient produits alors que la victime passait le week-end chez sa sœur, alors que le suspect était très alcoolisé. Des ecchymoses ont par la suite été découvertes sur son ventre. Les enquêteurs suspectent l’homme de l’avoir battue pour qu’elle perde l’enfant. Ce dernier accuse au contraire sa femme, la sœur de la victime. Ce que l’intéressée nie elle aussi. Les deux membres du couple doivent être jugés. Quant à la victime, actuellement prise en charge dans un centre spécialisé, elle a subi une interruption volontaire de grossesse.

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