Au final, Jean-Michel Gomez a été condamné à cinq années de prison ferme.

La semaine passée, le tribunal correctionnel de Marseille dans les Bouches-du-Rhône devait rendre son verdict dans une épineuse affaire d’agression sexuelle, qui remonte au 11 mai 2017.

Ce jour-là dans la ville voisine de Cassis, Jean-Michel Gomez, 63 ans, est selon La Provence surpris par le gardien d’une piscine alors qu’il entretenait des rapports sexuels avec une jeune fille de 14 ans dans une cabine de vestiaire. Cette dernière, pensionnaire de l’institut pour déficients auditifs des Hirondelles, est malentendante des deux oreilles et présente des troubles autistiques. 

Si la gendarmerie est immédiatement prévenue de la situation par l’employé, ce n’est que le lendemain que le sexagénaire se présente aux militaires afin d’y raconter sa version. Employé depuis 38 ans par l’association, il admet des “attouchements” mais pas de rapports sexuels avec l’adolescente. Une différence qui lui permet d’échapper à la cour d’assises.

Prison ferme

A la barre, Jean-Michel Gomez l’assure, c’est la jeune fille qui lui aurait demandé de le rejoindre dans la cabine. De son côté, le suspect admet quant à lui une attirance pour elle. Pourtant, plus tard, il admettra également que ce type de rencontres a déjà eu lieu auparavant, “à quatre ou cinq reprises.” 

Du côté de la famille de la victime et de leur avocat, la colère est grande. “On a le sentiment qu’on ne fait pas pour Clara ce qu’on fait pour tout le monde. Il fallait confronter, enquêter, écouter… Il dit peut-être la vérité. Peut-être pas. Il y a 160 enfants dans cet institut…”, estime Me Roman, soupçonnant d’autres attouchements.

“Après les faits, elle n’a plus voulu aller à cet institut. Nous avons été obligés de la mettre dans un établissement du Vercors à 300 km d’ici. Elle vit très mal cet éloignement. Emma est une jeune fille très fragile. C’était tellement facile de profiter d’elle. Nous faisions confiance… C’est doublement dégueulasse”, souligne de son côté sa mère. 

Au final, Jean-Michel Gomez a été condamné à cinq années de prison ferme. Sept ans avaient été demandées par le parquet. 

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