Laurent Dejean a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle devant la cour d’assises de la Haute-Garonne pour le meurtre de Patricia Bouchon. 

Les jurés n’ont pas suivi l’avocat général qui avait requis l’acquittement, estimant qu’il n’y avait pas de preuves évidentes de sa culpabilité. 

Patricia Bouchon, secrétaire de 49 ans, avait disparu le 14 février 2011 alors qu’elle effectuait son jogging à 4H30 du matin à Bouloc. 

Son cadavre sera découvert 45 jours plus tard dans une canalisation dans un endroit isolé en pleine campagne. Elle avait les vertèbres et le crâne enfoncés, un gant en latex enfoncé dans la gorge. Elle a été tuée par strangulation. 

La diffusion d’un portrait-robot en octobre 2013, avait conduit les enquêteurs sur la piste de Laurent Dejean. 

Cet ouvrier plaquiste de 39 ans avait pris la parole mardi. S’il a reconnu avoir menti au juge d’instruction – il possédait bien une Clio blanche comme le modèle aperçu le jour de la disparition – il a nié être à l’origine du meurtre. 

« Quand Madame Bouchon est décédée, je travaillais, ça c’est certain. À l’époque je me levais à 6 heures. Moi, à 4 h 30, je dors. Ça peut m’arriver de sortir la nuit mais pas quand je travaille le lendemain matin ». 

Les avocats de Laurent Dejean comptent faire appel de cette décision. 

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