Les syndicats d'enseignants appellent à une nouvelle mobilisation jeudi 4 avril. - PATRICK KOVARIC / AFP

Moins d’une semaine après une mobilisation qui a réuni 36.000 personnes samedi dans les rues, sept syndicats appellent à une nouvelle journée d’action. 

Ils continuent de protester contre le projet de loi “sur l’école de la confiance”. Sept syndicats d’enseignants appellent à une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 4 avril contre la réforme de l’école défendue par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer. Alors que le projet de loi a été adopté par l’Assemblée le 19 février dernier, il doit désormais être présenté devant le Sénat au mois de mai. 

Les syndicats – SNUipp-FSU, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action et Sud Éducation – dénoncent “un texte qui ne permettrait en rien d’améliorer la réussite de tous les élèves et bouleverserait radicalement le fonctionnement et la structure de l’école avec notamment la création de regroupements écoles-collège”.

Rassembler écoles et collèges

Les syndicats contestent notamment l’article 1 du projet de loi, qui mentionne le devoir d'”exemplarité” des personnels de la communauté éducative, et est interprété par certains comme un moyen de rappeler à l’ordre ou de sanctionner des enseignants qui critiqueraient l’institution. Le vote de l’instruction obligatoire à trois ans fait également grincer des dents, en obligeant les municipalités à financer la mesure pour les maternelles privées.

Mais c’est un amendement au projet de loi qui a mis le feu aux poudres: s’il est adopté, il donnera naissance à des “établissements publics des savoirs fondamentaux”, dont l’objectif sera de rassembler en une seule entité un collège et une ou plusieurs écoles du même secteur. Ce qui fait redouter à certains la disparition des directeurs d’école.

Lettre aux enseignants

Samedi dernier, environ 36.000 enseignants d’écoles maternelles et élémentaires, de collèges et lycées, selon le ministère de l’Intérieur, ont défilé à l’appel des cinq principaux syndicats de l’Éducation pour protester contre “la loi Blanquer” et la réforme du lycée. 

Pour tenter d’apaiser les tensions et les craintes, le ministre de l’Education avait écrit la veille une lettre de soutien aux enseignants. “Vous êtes les premiers acteurs des politiques scolaires, qui se situent à l’avant-garde du progrès social. A ce titre, tous les Français vous doivent gratitude et respect”, écrit le ministre dans son courrier, consulté par l’AFP. “Je sais que je peux compter sur votre engagement”, poursuit-il.    

Avec AFP

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