Jean-Claude Romand fixé sur sa demande de libération conditionnelle le 25 avril

Le faux médecin, qui avait tué en 1993 cinq membres de sa famille de crainte qu’ils apprennent la vérité, avait fait appel après une première demande de libération conditionnelle rejetée.

Jean-Claude Romand, à la cour d’assise de Bourg-en-Bresse, le 25 juin 1996. PHILIPPE DESMAZES / AFP

Jean-Claude Romand, à la cour d’assise de Bourg-en-Bresse, le 25 juin 1996. PHILIPPE DESMAZES / AFP

Le faux médecin, qui avait tué en 1993 cinq membres de sa famille de crainte qu’ils apprennent la vérité, avait fait appel après une première demande de libération conditionnelle rejetée.

Il sera fixé le 25 avril. Jean-Claude Romand, le faux médecin qui avait tué cinq membres de sa famille en 1993 alors que sa supercherie allait être découverte, a de nouveau demandé sa libération conditionnelle mercredi. Sa première demande avait été rejetée en février.

L’audience d’appel s’est déroulée à huis clos, durant plus de trois heures, mercredi après-midi au palais de justice de Bourges (Cher). Jean-Claude Romand assistait à l’audience par vidéoconférence depuis sa prison de Saint-Maur, près de Châteauroux (Indre).

Selon Me Jean-Louis Abad, avocat de Jean-Claude Romand, qui s’exprimait à l’issue de l’audience, un débat « serein et complet » a permis à son client de « déposer sa demande d’aménagement de peine, ce qui est légitime ». L’avocat s’est refusé à tout autre commentaire.

«Pas suffisamment de garanties»

Pour Me Laure Moureau, avocate des parties civiles – les frères de l’épouse de Romand – Jean-Claude Romand « est égal à lui-même, courtois et posé ». Mais, a-t-elle estimé, « son projet n’offre pas suffisamment de garanties ».

Pendant plus de 15 ans, le faux « docteur Romand », aujourd’hui âgé de 64 ans, avait menti à son entourage, se faisant passer pour un médecin travaillant pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), avant d’assassiner en janvier 1993 son épouse, ses deux enfants et ses parents alors que la vérité allait éclater. Condamné à la perpétuité en 1996, il est libérable depuis 2015, après une période de sûreté de 22 ans.

Le tribunal d’application des peines de Châteauroux avait rejeté sa demande de libération conditionnelle en février parce qu’il considérait qu’« en dépit de son parcours d’exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté et de sa personnalité ne permettaient pas, en l’état, d’assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné »

La libération conditionnelle est une mesure d’aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive.

Avec AFP

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