La Fondation du patrimoine a dénoncé ce vendredi au parquet de Paris un site frauduleux, cherchant à profiter de l’afflux de dons qui arrivent du monde entier pour la restauration de Notre Dame de Paris. Une enquête pour “escroquerie en bande organisée” a été ouverte.

Alors que les escrocs continuent de profiter de l’élan de solidarité pour financer la restauration de Notre-Dame de Pairs, une enquête pour “escroquerie en bande organisée” visant des personnes ayant lancé frauduleusement des appels aux dons a été ouverte ce vendredi auprès du parquet de Paris qui appelle à la “vigilance”.
    
Cette enquête a été ouverte à la suite d’une plainte de la Fondation du patrimoine visant des personnes profitant du contexte pour tenter de solliciter frauduleusement des dons en son nom.

Le faux site se repère à la fin de son adresse internet

La Fondation met en cause l’existence d’un site de collectes frauduleux pour Notre-Dame:  “https://donfondation-patrimoine-sauvonsnotredame.weebly.com/” .

“Ici les fraudeurs ont repris les termes principaux de notre url (NDLR: l’adresse internet du site) et les ont remis dans un ordre différent. Ce qui les trahit, c’est l’extension en fin d’url de “weebly.com”, qui est le nom d’un générateur de sites webs gratuits”, a précisé la Fondation. Ce site frauduleux a été signalé à Google et au parquet de Paris.

Selon la fondation, le seul site internet valide pour faire un don est: “https://don.fondation-patrimoine.org/SauvonsNotreDame/”

De nombreuses autres escroqueries signalées   

“De nombreuses escroqueries nous ont été signalées en France et à l’étranger”, avait annoncé avant-hier mercredi la Fondation, qui avait donné le critère pour déterminer si le démarchage est celui d’un profiteur ou non: “la Fondation du patrimoine ne fait aucune relance téléphonique par mail, courrier ou téléphone. Toutes ces démarches sont frauduleuses”.

Le ministre de la Culture Franck Riester s’était inquiété lui-même de la prolifération des sites qui proposent de financer la recontruction de Notre-Dame.

Avec AFP

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