Disparition de Sophie Le Tan : son sang retrouvé sur des chaussures du suspect

De toutes récentes expertises ont mis en évidence le sang de Sophie Le Tan sur une paire de souliers saisie chez Jean-Marc Reiser, son assassin présumé. Et confirmé sa présence sur le manche d’une scie.

Plus l’enquête sur la disparition de Sophie Le Tan avance et plus les charges s’accumulent contre Jean-Marc Reiser. Ce quinquagénaire au lourd passé judiciaire est mis en examen pour « assassinat, enlèvement et séquestration » de la jeune étudiante de 20 ans et placé en détention provisoire depuis le 17 septembre. Dix jours plus tôt, Sophie Le Tan s’était volatilisée alors qu’elle devait visiter un appartement à Schiltigheim (Bas-Rhin) après une petite annonce passée par Jean-Marc Reiser. L’examen d’indices trouvés dans cet appartement vient de déboucher sur des résultats plus qu’embarrassants pour le suspect qui nie les faits depuis le début.

Le dossier s’est en effet enrichi d’expertises réalisées, à la demande de la juge d’instruction, par l’Institut national de police scientifique (INPS) et versées il y a trois jours seulement. Selon nos informations, l’une d’elles apporte un élément totalement nouveau. Le sang de Sophie Le Tan a été retrouvé sur une paire de souliers saisis dans le logement de Schiltigheim. Il a été mis en évidence à 9 endroits sur la chaussure droite, à 3 sur la gauche.

Il y a d’autres éléments nouveaux. Une deuxième expertise a permis de révéler la présence d’une trace ADN de l’étudiante sur le revêtement de sol de l’appartement, du linoléum. Une troisième, qui consistait à examiner une veste kaki saisie chez Jean-Marc Reiser, a conduit à la découverte de ce même ADN au niveau des poignets du vêtement.

Le suspect nie toujours

Enfin, une quatrième expertise vient confirmer un élément apparu fin mars : l’ADN retrouvé sur le manche d’une scie taché de sang – qu’on avait cherché à effacer – saisie dans la cave de Jean-Marc Reiser, est bien celui de Sophie Le Tan. Le 28 mars, le suspect avait été interrogé sur cette découverte plus que troublante, mais il ne s’agissait encore que d’une expertise partielle. Cette fois, il s’agit de conclusions définitives.

L’étau se resserre plus que jamais sur Jean-Marc Reiser chez lequel avaient été retrouvés d’autres éléments intrigants. Malgré tout, l’homme nie depuis son interpellation toute implication dans la disparition de la jeune étudiante. Il a simplement admis qu’elle était montée chez lui pour soigner une simple blessure à la main avant de repartir.

Lors de son audition du 28 mars, Jean-Marc Reiser aurait été décontenancé quand la juge lui a présenté l’expertise partielle sur le manche de la scie, avant d’avancer des justifications liées à la fameuse blessure de Sophie… Il va devoir désormais s’expliquer sur la paire de chaussures ensanglantée ou la présence troublante de l’ADN de la jeune femme sur le linoléum. Sollicité, l’avocat de Jean-Marc Reiser n’a pu être joint.

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