Suspecté du meurtre d’une étudiante strasbourgeoise de 20 ans, Jean-Marc Reiser continue de nier. Il va cependant être confronté à de nouveaux éléments troublants.

Qu’est-il arrivé à Sophie Le Tan, cette étudiante française introuvable depuis le 7 septembre 2018? Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour éclaircir ce mystère, et les charges pesant contre le principal suspect continuent de s’accumuler. Mis en examen pour «assassinat, enlèvement et séquestration», Jean-Marc Reiser est en détention provisoire depuis le 17 septembre. Cet homme au lourd passé judiciaire avait publié une petite annonce pour un appartement à Schiltigheim (Alsace), et c’est en allant visiter ce logement que la jeune femme de 20 ans s’était volatilisée.

Selon Le Parisien, l’examen d’indices trouvés dans cet appartement vient de donner des résultats accablants pour le suspect. On apprend notamment que du sang de Sophie Le Tan a été détecté sur une paire de chaussures saisie chez le suspect. En outre, une deuxième expertise a permis de déterminer la présence d’une trace d’ADN de la présumée victime sur le revêtement de sol de l’appartement. Ce même ADN a également été retrouvé sur une veste saisie chez Jean-Marc Reiser, au niveau des poignets de l’habit. Par ailleurs, une quatrième expertise a confirmé un élément apparu fin mars: l’ADN retrouvé sur le manche d’une scie, dans la cave du meurtrier présumé, appartient bel et bien à Sophie Le Tan.«Je me pose plusieurs questions»

L’étau se resserre autour de Jean-Marc Reiser, qui continue cependant à nier son implication dans la disparition de l’étudiante. Il avait d’abord affirmé n’avoir jamais rencontré la jeune femme, avant d’admettre qu’elle était montée chez lui pour soigner une blessure à la main, avant de repartir. Une voisine avait cependant assuré n’avoir remarqué aucune blessure sur Sophie Le Tan. Le 28 mars dernier, placé devant l’expertise partielle sur le manche de sa scie, Jean-Marc Reiser avait quelque peu perdu ses moyens, avançant une explication boiteuse sur la prétendue blessure de l’étudiante.

Le suspect va désormais devoir s’expliquer sur ces nouveaux éléments accablants. «Je me pose plusieurs questions, notamment celle d’une éventuelle contamination de l’ADN», indique son avocat, Me Francis Metzger. Le corps de Sophie Le Tan, disparue le jour de ses 20 ans, n’a toujours pas été retrouvé.

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