Isère: Un pilote d’avion instructeur et chef d’entreprise a été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineur.

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Sept victimes, toutes adolescentes, ont d’ores et déjà été entendues.

Un quinquagénaire de Pont-de-Chéruy (Isère), chef d’entreprise et pilote instructeur depuis plus de 20 ans, a été mis en examen en fin de semaine dernière pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et mineurs de plus de 15 ans. Sept victimes, dont sa propre fille, ont d’ores et déjà été entendues.

Son épouse a porté plainte, à la suite des confidences de sa fille

Une plainte de l’épouse de ce chef d’entreprise de Taponas (Rhône), domicilié à Pont-de-Chéruy, est à l’origine de cette enquête. Dans cette plainte, l’épouse dénonce les agissements de son mari après les confidences de sa fille. Celle-ci, aujourd’hui âgée d’une vingtaine d’années, aurait subi dès ses 9 ans de très nombreuses agressions sexuelles de son propre père.

Au fil des investigations, les enquêteurs de la brigade de Pont-de-Chéruy ont alors identifié d’autres victimes potentielles, toutes adolescentes, pour des faits commis entre 2008 et 2016. Selon nos informations, ces adolescentes sont soit des proches, soit des élèves de l’aéroclub dans le département voisin de l’Ain et dans lequel cet instructeur s’est investi depuis plusieurs décennies.

Placé en garde à vue la semaine dernière, le quinquagénaire, disposant de la double nationalité franco-canadienne, aurait expliqué avoir voulu participer à l’éducation sexuelle de sa fille. Niant les faits d’agressions, il a cependant reconnu être très tactile.

À l’issue de sa garde à vue, il a été déféré au parquet de Vienne (Isère) qui a procédé à l’ouverture d’une information judiciaire. Puis le magistrat instructeur lui a signifié sa mise en examen pour agressions sexuelles sur mineur. Inconnu jusqu’à présent de la justice, il a été placé sous un strict contrôle judiciaire, avec interdiction d’entrer en contact avec les victimes et d’exercer une quelconque activité en lien avec des mineurs.

C’est désormais sur commission rogatoire que l’enquête va se poursuivre en vue d’identifier d’éventuelles autres victimes et le temps, aussi, que les enquêteurs spécialisés analysent les différents supports numériques saisis à son domicile.

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