Etats-Unis: la dernière clinique du Missouri à pratiquer des IVG va pouvoir continuer

Le Missouri aurait pu devenir le premier Etat américain depuis 1973 où il aurait été impossible pour une femme d’avorter.

La dernière clinique de l’Etat américain du Missouri à pratiquer des avortements, dont la licence était menacée, va pouvoir continuer ses activités, a annoncé un juge de la ville de Saint-Louis.
    
Le juge Michael Stelzer a estimé qu’il y aurait un “préjudice immédiat et irréparable” à ne plus autoriser cet établissement à pratiquer ces interventions.

Renouvellement de licence

L’établissement est géré par l’organisation du Planned Parenthood, qui avait saisi la justice après la décision du gouverneur républicain de cet Etat du centre du pays de ne pas renouveler sa licence pour des raisons de non-conformité à des règles administratives.
    
Le juge a décidé que l’autorisation de pratiquer des avortements pouvait être étendue au-delà de la date butoir de vendredi minuit. Et il a fixé au 4 juin la date d’un nouvel examen du dossier.  Si la licence n’avait pas été prolongée, le Missouri serait devenu le premier Etat américain depuis 1973 où il aurait été impossible pour une femme d’avorter. C’est à cette date que la Cour suprême des Etats-Unis avait garanti aux femmes le droit d’avorter.

Offensive de plusieurs Etats contre l’avortement    

Au-delà du Missouri, plusieurs Etats conservateurs du Sud américain se sont lancés ces derniers mois dans une offensive contre l’avortement, en faisant voter des lois de quasi-interdiction ou très restrictives.
    
Leur objectif avoué est d’obliger la Cour suprême à revoir sa jurisprudence de 1973, contenue dans l’arrêt emblématique “Roe v. Wade” qui prévoit que l’avortement est possible dans la limite de “viabilité du foetus”, soit jusqu’environ 24 semaines de grossesse.

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