Ce toxicomane de 31 ans a touché la poitrine de la jeune fille avant de baisser son pantalon en exigeant une faveur sexuelle.

Reconnu coupable de l’agression de deux adolescentes, en mars dernier, à Limay (Yvelines), un homme de 31 ans a été condamné, vendredi, à une peine de 22 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Versailles. Les magistrats ont assorti la peine d’une interdiction de se rendre dans la commune et d’entrer en contact avec les victimes durant cinq ans.

Ce 10 mars, il est minuit passé lorsque deux jeunes filles de 13 et 14 ans rentrent chez elles après avoir assisté à un concert dans un bar. Elles sont abordées par un homme qu’elles connaissent de vue dans leur quartier. Ce dernier leur propose « d’aller à l’hôtel ». Puis, il agrippe la plus jeune par le col, lui vole 70 euros dans la poche de son blouson, lui caresse la poitrine, avant de baisser son pantalon en exigeant une faveur sexuelle.

L’adolescente refuse et reçoit un coup de poing. Sa copine tente de s’interposer, mais elle est frappée à son tour d’un coup au visage. Finalement, l’une d’elles se met à le filmer avec son téléphone, ce qui a pour effet de le faire fuir. L’une des jeunes filles rentre en pleurs chez elle et raconte tout à sa mère, qui appelle la police.

Déjà condamné onze fois

Le suspect est rapidement identifié. Et pour cause : ce toxicomane, victime d’un très grave accident de moto dans le passé, a déjà été condamné onze fois. Interpellé en début de semaine, le trentenaire crie au complot, traitant les deux adolescentes de « vicieuses ». « Elles ont vu que j’étais ivre et elles en ont profité pour me voler 10 euros », accuse-t-il, affirmant connaître la mère de l’une d’elles. A l’audience, cette dernière a confirmé connaître le prévenu « depuis son enfance ». Elle a même tenté de lui faire lâcher la drogue, en œuvrant bénévolement dans une structure spécialisée.

Les deux victimes ont confirmé leur témoignage devant le tribunal. L’avocat du prévenu, Me Guillaume Gombart, a tout de même affirmé que les accusations de son client auraient mérité d’être creusées, plaidant que « le doute plane encore sur ce dossier ». Ce que ne lui a pas accordé le tribunal correctionnel.

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