Thomas Dubois était porté disparu depuis le 24 mai. Son corps a été découvert samedi dernier.

Samedi dernier, le corps de Thomas Dubois, un ancien militaire de 38 ans porté disparu depuis une semaine, était retrouvé sur un terrain en friche à Douai (Nord) près du canal de la Scarpe. Sa mort n’aurait rien d’accidentelle. Ce mercredi, cinq personnes étaient présentées à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, selon La Voix du Nord. Elles sont soupçonnées d’être impliquées dans la mort du trentenaire lors d’une « partie de pêche ».

Lundi après-midi, « trois couples », soit « six personnes » âgées de 19 à 26 ans, ont été placées en garde à vue, a expliqué le procureur de la République de Douai Frédéric Teillet. Une femme a été relâchée, alors que trois hommes et deux femmes sont soupçonnés d’avoir participé, « à différents degrés », à un « vol avec violences » qui a entraîné la mort de la victime.

D’après La Voix du Nord, un proche des personnes arrêtées s’est présenté aux policiers le 31 mai pour raconter ce qu’il s’était passé. Le corps de Thomas Dubois, qui présentait des traces de coups et des plaies saignantes, a été découvert dès le lendemain matin.

Frappé à la tête avec une pierre

« Des gardes à vue […], il résulte que ces cinq personnes », qui participaient le jour de la disparition à « une partie de pêche sur le canal de la Scarpe, ont rencontré la victime qui se promenait dans les parages et qui jusqu’alors leur était inconnue », a-t-il détaillé. « Ils ont sympathisé, et au cours de la soirée, les trois hommes présents auraient commis des violences sur la victime », a ajouté le procureur de la République. Selon leurs déclarations, ils avaient bu au moment des faits.

Selon le magistrat, les versions des mis en cause « divergent », mais « chacun reconnaît son implication à différents degrés ». La victime « a été rouée de coups et a notamment été frappée à la tête avec une lourde pierre ». Le but des violences « aurait été de s’emparer de l’argent liquide que détenait la victime », soit « plusieurs centaines d’euros ».

L’argent de la victime partagé

Les deux femmes « n’auraient pas participé aux violences mais n’auraient rien fait pour s’y opposer » et « au retour à leur domicile, l’ensemble des protagonistes auraient partagé l’argent puis certains d’entre eux, deux ou trois, seraient revenus sur les lieux pour dissimuler le corps », a encore déclaré le procureur.

Le parquet a requis la mise en examen des trois hommes pour « vol avec violences suivi de mort », deux d’entre eux pour « destruction ou modification de scène de crime », et les deux femmes pour « non-empêchement de crime » et pour le recel du vol, a indiqué Frédéric Teillet. Deux des mis en cause « sont en récidive » pour les faits de vol avec violences.

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