Le tueur de la gare de Perpignan entendu dans une affaire de meurtre datant de 1986

Jacques Rançon est en garde à vue depuis mardi matin dans le cadre du dossier Isabelle Mesnage, jeune femme de 20 ans tuée en 1986 dans la Somme.

Il est surnommé le tueur de la gare de Perpignan, mais pourrait avoir agi ailleurs que dans les Pyrénées-Orientales. Jacques Rançon est en garde à vue depuis mardi matin, a-t-on appris de sources proches du dossier, confirmant une information d’Europe 1. Déjà condamné en mars 2018 à la perpétuité après les viols et les meurtres de Mokhtaria Chaïb et de Marie-Hélène Gonzalez à la fin des années 1990, il est entendu dans le cadre d’une affaire vieille de plus de trente ans.

Le 3 juillet 1986, six jours après sa disparition, le corps d’Isabelle Mesnage, jeune informaticienne de 20 ans, avait été découvert par un agriculteur dans un chemin de la commune de Cachy, à une vingtaine de kilomètres d’Amiens (Somme). Restée en plein soleil pendant plusieurs jours, la dépouille de la victime n’avait pas permis pas aux gendarmes de trouver des indices déterminants. Après de longues années sans résultat, l’enquête avait été classée en février 1992.

Le dossier rouvert

Mais de récentes investigations demandées par les avocats de la famille d’Isabelle Mesnage ont permis la réouverture du dossier le 1er octobre 2018. Les investigations confirment que le tueur « vivait à cette époque dans la Somme », confie une source proche de l’enquête. Durant le procès de Jacques Rançon à Perpignan, les avocats avaient en effet jugé que les conditions de la mort de Mokhtaria Chaïb et de Marie-Hélène Gonzalez semblaient très proches de celles de la jeune femme. « Pour l’instant, il évoque son passé dans la Somme mais ne parle pas des faits qu’il nie », précise un proche du dossier.

Des indices troublants sur lesquels le meurtrier va devoir s’expliquer. Extrait mardi matin de prison, il est actuellement entendu à Béziers par les enquêteurs de la section (SR) de recherches d’Amiens, en charge du dossier Mesnage.

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