Hérault: Un ancien entraîneur de foot jugé pour des viols sur des fillettes

L’ancien entraîneur de l’équipe de foot d’Autignac est jugé toute cette semaine devant la cour d’assises de l’Hérault pour viols et agressions sexuelles sur six fillettes qu’il accueillait chez lui le mercredi.

L’ancien entraîneur de l’équipe de foot d’Autignac est jugé toute cette semaine devant la cour d’assises de l’Hérault pour viols et agressions sexuelles sur six fillettes qu’il accueillait chez lui le mercredi. Il devra aussi répondre du viol de son épouse qu’il droguait.

Il attirait des fillettes dans sa chambre pour abuser d’elles. L’ancien entraîneur du club de foot d’Autignac près de Bédarieux est  jugé toute la semaine devant la cour d’assises de l’Hérault pour viols, agressions sexuelles et corruption de mineurs. Au total, la justice a identifié 6 victimes  6 fillettes d’environ 8 ans qu’il entraînait au football. Les faits se déroulaient chez lui, et remontent aux années 2014 à 2016.

“Ça faisait mal, mais il fallait s’habituer. C’était un secret pour nous faire grandir”

La parole des enfants ne fait guère de doute dans ce dossier, car les fillettes racontent toutes la même histoire. Le mercredi après-midi après l’entrainement de foot, il accueillait les enfants chez lui. Pendant que les garçons restaient dans le salon sur les jeux vidéo, les fillettes étaient régulièrement conduites dans la chambre à l’étage. Elles décrivent la même pièce, les mêmes meubles, une chambre fermée pourtant interdite aux enfants. Karla, Lola, Camille, Johana, Pauline. Certaines racontent les bisous dans le coucou, d’autres ont des mots plus crus, “il nous léchait le cul c’est dégueulasse” Ou “les doigts dans le sexe, ça faisait mal, mais il fallait s’habituer”. C’était un secret, leur disait-il “c’est pour grandir”. 

Un huis clos sous emprise psychologique

Les enfants étaient seules mais parfois à plusieurs, il demandait aux petites filles de se toucher mutuellement. Des enfants dans un huis clos sous emprise psychologique qui a duré deux ans. Certaines étaient incapables de se libérer, d’autres redoutaient de faire mal à leur copain Dylan, le fils de l’entraîneur, c’était leur ami. Jusqu’à ce mois de janvier 2016 où l’une d’elle s’est enfin confiée à ses parents.  

Elle découvre des photos d’elle nue, endormie, elle aurait été droguée et violée

L’homme est aussi poursuivi pour viol sur sa propre femme qu’il droguait pour abuser d’elle pendant son sommeil. Quelques jours après l’arrestation de son mari pour les viols sur les fillettes, l’épouse fouille dans la maison, persuadée d’y trouver des photos ou des vidéo pédopornographiques. Elle découvre d’abord des somnifères, puis dans le disque externe de l’ordinateur et dans le caméscope, des photos, et des vidéos la mettant en scène nue, endormie… On le voit introduire dans son sexe, divers objets, des bougies, des jeux pour enfants, des verres. 

Près de 3.000 photos pornos

De rage elle détruit la caméra avec un marteau, efface les fichiers de l’ordinateur. “Elle n’a pas encore réalisé qu’elle était victime, elle est sous l’emprise de son mari” expliquent les experts. Quand elle lui raconte sa découverte au parloir de la prison, il lui rétorque qu’il a fait ça pour sauver leur couple. Quelques semaines plus tard, elle prend conscience qu’elle a été droguée et violée et vient porter plainte à la gendarmerie, les enquêteurs retrouvent dans les fichiers effacés 1 800 photos pornos de l’épouse mais aussi un millier de clichés d’enfants.

Les parents lui laissaient leurs enfants en toute confiance

L’homme nie tout en bloc. Sa femme était consentante, quant aux viols sur les enfants, c’est un complot organisé dans le village. Un homme jusque là apprécié de tous les enfants dont ils s’occupaient le mercredi après midi, il leur proposait des sorties en quad, les parents lui confiaient leur enfants en toute confiance… en toute confiance.

Le procès doit durer toute la semaine.

D’après FB

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