Des enfants brûlés au deuxième degré en Charente-Maritime

Des élèves âgés entre 6 et 7 ans ont été victimes de brûlures au deuxième degré lors d’une classe découverte à l’île d’Aix en Charente-Maritime. Une forte exposition au soleil couplée à la sève de figuier utilisée lors d’un jeu, sont à l’origine de l’incident.

Ce sont de drôles de blessures qui ont touché plusieurs enfants de CP-CE1 partis en classe découverte pendant cinq jours, près de Rochefort en Charente-Maritime. Mains et avant-bras « rouges, enflés et recouverts de cloques »« du mal à plier les doigts » pour certains enfants…

Fin mai, raconte Sud Ouest, les élèves de l’école Plaisance à Tonnay-Charente partis pour cinq jours sur l’île d’Aix en Charente-Maritime, avec leurs maîtresses et des parents accompagnateurs, ont été brûlés au deuxième degré après avoir joué sous un figuier.

La sève de figuier, à l’origine des blessures

Tout est parti d’un simple jeu de dînette réalisé durant trois après-midi sous un figuier avec pour plat principal… des figues et des feuilles de figuier. Bien que le fruit du figuier ne présente pas réellement de danger, ses feuilles, et notamment sa sève, en revanche, peuvent provoquer des réactions cutanées sous l’effet des UV d’une exposition au soleil importante.

Cette réaction cutanée s’explique par la présence de furocoumarines, des molécules qui peuvent provoquer irritations, phototoxicité (réaction cutanée liée à une exposition à la lumière) et même photoallergie (réaction allergique liée à une exposition à la lumière).

Le lendemain de leur retour, plusieurs enfants ont dû se rendre aux hôpitaux de Rochefort ou de La Rochelle, et ont été diagnostiqués par le centre anti-poison de phytophotodermatose, une réaction cutanée anormale liée à l’exposition au soleil couplée au contact avec une plante.

Trois jours de soins et des précautions pour les plus touchés

Les enfants les plus atteints ont dû rester trois jours durant en service pédiatrie, pour un traitement antibiotique notamment. Mais le rétablissement ne s’arrête pas là. Certains enfants ont été maintenus chez eux jusqu’à trois semaines, recouverts de « bandes »,« pansements double peau » et « crèmes solaires ». Les plus touchés doivent prendre des précautions, comme le port de « gants anti-UV », parfois jusqu’à deux ans après cet incident.

Une meilleure sensibilisation à ce type d’incident ?

D’après les propos rapportés par Sud Ouest, l’Agence régionale de santé (ARS) a pris connaissance de l’incident et pencherait sur l’élaboration d’une « plaquette sur la dangerosité de certaines plantes », tandis que l’école Plaisance à Tonnay-Charente a tenu à sensibiliser les parents sur ce sujet.

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