Belgique: Trois hommes risquent une lourde peine pour le viol d’une jeune transgenre de 17 ans

Le ministère public a requis mardi des peines de six ans de prison à l’encontre de trois hommes de 24, 25 et 34 ans, qui comparaissent devant le tribunal correctionnel d’Anvers pour le viol d’une jeune fille âgée de 17 ans.

Le ministère public a requis mardi des peines de six ans de prison à l’encontre de trois hommes de 24, 25 et 34 ans, qui comparaissent devant le tribunal correctionnel d’Anvers pour le viol d’une jeune fille âgée de 17 ans. Les prévenus nient les faits et demandent quant à eux l’acquittement.

La victime s’était rendue le 22 juin 2018 avec deux amis à la discothèque Red & Blue à Anvers. C’est là que le prévenu de 34 ans l’aurait abordée. Au moment où elle était sortie de la discothèque, ne se sentant pas bien, elle avait été suivie par les trois jeunes hommes. Ceux-ci l’avaient placée dans un taxi. L’homme de 24 ans aurait été l’auteur d’attouchements durant le trajet. La victime aurait tenté de le repousser mais était trop faible.

Le trio avait emmené l’adolescente dans un appartement de la De Gryspeerstraat à Deurne, où le prévenu de 24 ans habitait. Les trois l’auraient alors tour à tour violée. Elle avait malgré tout réussi à s’enfuir après avoir mordu l’un des prévenus. L’avocat de la jeune fille a expliqué devant le tribunal que sa cliente est transgenre. “Ce soir-là, elle sortait pour la première fois en tant que ‘fille’, ce qui ne fait qu’aggraver les faits”, a affirmé l’avocat, qui a demandé un dédommagement de 7.850 euros pour la jeune fille. 

Les prévenus, identifiés sur base d’une enquête de téléphonie, nient toute implication. Initialement, ils prétendaient d’ailleurs ne pas se connaître et n’avoir pas mis les pieds à la discothèque Red & Blue ce soir-là. Ils niaient également qu’il y ait eu un contact sexuel, alors que des échantillons ADN prélevés sur la victime correspondaient à leur empreinte génétique.

Face au tribunal, l’avocat du prévenu de 34 ans a expliqué que son client “ne nie plus les agissements sexuels”, mais affirme qu’ils n’ont pas eu lieu “contre la volonté de la victime”. “Selon le personnel de sécurité, la victime et lui se sont embrassés toute la soirée”, ajoute le conseil. “On ne voit pas non plus sur les images de vidéosurveillance qu’elle aurait été forcée de monter dans le taxi. Et est-ce que le chauffeur ne serait pas intervenu si ç’avait été le cas?”

Les autres prévenus ont en outre soutenu qu’ils ne savaient pas que la jeune fille était mineure. Le jugement tombera le 11 juillet.

Laisser un commentaire