Son corps a été autopsié pour tenter de déterminer la cause de son décès. La piste d’une intoxication liée aux gaz dégagés par les algues vertes est envisagée.

Le corps d’un ostréiculteur de 18 ans, brutalement mort samedi dans la baie de Morlaix, dans le Finistère, a été autopsié ce lundi afin de connaître la cause du décès, a appris BFMTV.

L’autopsie a révélé de l’eau dans les poumons du jeune homme, sans pouvoir dire s’il est mort noyé ou non. Des expertises complémentaires auront lieu dans les prochains jours pour savoir si ce décès est lié aux algues vertes. Des associations environnementales ont en effet constaté “une poussée anormale” de ces algues dans la baie de Morlaix.

Une probable intoxication à l’hydrogène sulfuré

Dans un courriel adressé lundi au procureur de Brest et dont l’AFP a reçu une copie, deux associations de protection de l’environnement évoquent “la piste d’une intoxication à l’hydrogène sulfuré”, gaz toxique libéré par les algues vertes échouées en décomposition. Disant s’être rendues sur les lieux de drame, elles assurent avoir “découvert un vaste espace vaseux recouvert par une nappe continue d’algues vertes”.

“Comment ne pas mettre en relation cette poussée anormale d’algues en ces lieux avec la rivière du Frout qui se jette dans la baie, dans laquelle nous avons mesuré un taux de 53 mg/l de nitrates”, s’interrogent les associations Sauvegarde du Trégor et Halte aux marées vertes.

Conséquence de la présence dans les cours d’eau de nutriments dont se nourrissent les algues, notamment d’azote et de nitrate, utilisés en agriculture (engrais et déjections animales), les algues se transforment en marées vertes grâce à des conditions météorologiques et topographiques favorables. Ces algues libèrent en se décomposant du sulfure d’hydrogène (H2S), gaz potentiellement mortel.

Plusieurs baies bretonnes sont envahies d’algues vertes en ce début de saison estivale.  

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