Alpes-Maritimes : son père frappe sa mère, à 7 ans elle appelle le 17

Tous les prénoms ont été modifiés, et c’est sans doute le moindre des maux subis par cette famille. Le 6 juin dernier, une fillette a peut-être sauvé sa mère d’une fin tragique, que son père s’apprêtait à donner. Alors que le nombre de féminicides en France, toujours aussi important, choque, Var Matin raconte ce jeudi l’histoire de T., 7 ans et demi, dont le père José, 39 ans, était jugé mercredi pour violences conjugales sur sa mère.

Ce 6 juin, il est 6 heures quand, dans un appartement du boulevard Carabacel, à Nice (Alpes-Maritimes), ce père de famille, récemment sorti de prison, pénètre dans la chambre de son ex-compagne et l’éjecte sauvagement du lit. Il la frappe avec la crosse d’un pistolet.

Ensanglantée, B., la maman, croyant qu’elle va mourir sous les coups, demande à dire adieu à ses filles de 7 et 3 ans. Ce que le père accepte. La mère glisse son téléphone portable dans le sous-vêtement de sa plus grande fille pour qu’elle appelle les secours. Selon le quotidien varois, une tante, sentant le danger, avait appris à T. à composer les numéros d’urgence quelques jours plus tôt.

La mère découverte prostrée et blessée

L’enfant compose le 17, numéro de police secours. À l’arrivée des policiers, la maman est trouvée prostrée mais vivante. Arcade sourcilière ouverte, œil tuméfié, traumatisme aux cervicales, au poignet, anxiété réactionnelle… la jeune mère s’est vu délivrer 6 jours ITT. Une association lui a trouvé un hébergement.

À la barre, pour violences conjugales et détention illégale d’arme à feu, l’homme a admis avoir porté quelques coups. « Rien n’arrête le déchaînement de violences de cet homme, ni les suppliques de son épouse ni les pleurs des enfants », a reproché la procureure. Elle a requis trois ans de prison dont six mois avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve.

Pour la défense de son client, Me Audrey Vazzana a regretté que le parquet ne tienne pas compte d’une « altération du discernement » de son client. Au cours de sa garde à vue, José avait été brièvement hospitalisé en psychiatrie avant d’être envoyé en détention provisoire.

L’homme a été condamné à trente mois de prison, dont 18 mois ferme et deux années de mise à l’épreuve. Il a reçu l’obligation de se soigner. Il n’a pas le droit d’entrer en contact avec B.

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