Ouverture d’une enquête après la fausse couche d’une femme au centre de rétention de Mayotte

Selon des sources proche de la femme enceinte, elle aurait été interpellée en se rendant à l’hôpital. 

Une enquête a été ouverte après la fausse couche d’une femme au centre de rétention administrative (CRA) de Mayotte, a appris l’AFP ce mardi auprès du directeur de cabinet du préfet du 101e département français, Étienne Guillet.

Une femme de 46 ans, en situation irrégulière, interpellée lundi par les policiers de la police aux frontières (PAF), a fait une fausse-couche le jour-même à l’infirmerie du CRA, a expliqué Etienne Guillet. Selon des sources proches de la femme sans papier, elle aurait été interpellée alors qu’elle se rendait à l’hôpital pour sa grossesse.

La préfecture assure que le centre de rétention “disposait de toute la logistique au niveau sanitaire”

Pour le directeur de cabinet, elle “a été interpellée dans la matinée et conduite au CRA qui dispose de toute la logistique au niveau sanitaire”. Selon lui, “quand elle a été interpellée à 10h et quand elle a été intégrée au CRA, elle allait bien, elle ne s’est plainte de rien”.

“C’est dans l’après-midi qu’elle s’est plainte de douleurs. Elle a été conduite à l’infirmerie et là effectivement, il s’avère qu’elle a perdu les eaux”, a ajouté le directeur de cabinet du préfet.

“Il y a eu le suivi médical, l’infirmière était présente, l’enquête est en cours, l’ensemble des personnes qui ont pu avoir un contact avec la dame seront auditionnées mardi ou mercredi par les enquêteurs”, a-t-il insisté.

Avec AFP

Laisser un commentaire