Deux nouveaux suicides de policiers dans le Pas-de-Calais et le Gard

Deux policiers, un CRS et un formateur dans une école de police, se sont donné la mort dans le Pas-de-Calais et dans le Gard, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Cela porte à 41 le nombre de suicides de policiers depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP, soit un tous les cinq jours. En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Par Le Parisien avec AFPLe 22 juillet 2019 à 13h11

Deux policiers, un CRS et un formateur dans une école de police, se sont donné la mort dans le Pas-de-Calais et dans le Gard, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Cela porte à 41 le nombre de suicides de policiers depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP, soit un tous les cinq jours. En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Le formateur, en poste à l’école nationale de police de Nîmes, a mis fin à ses jours par pendaison, selon une source policière. Son corps a été retrouvé lundi matin à son domicile de Poulx, à une dizaine de km de la préfecture du Gard, a précisé le syndicat Unsa Police « pôle CRS » sur Facebook.

Le CRS, affecté dans une compagnie de Béthune, « s’est tiré une balle dans le cœur avec son arme dans sa chambre de service », a ajouté la source policière. Le drame a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. « Il vivait en concubinage, sans enfant », précise encore Unsa Police.

Face aux suicides de policiers dénombrés depuis janvier en France, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait installé fin avril une « cellule alerte prévention suicide » pour « briser le silence ». « Les plans de prévention ne seront probants que si le ministère de l’Intérieur s’attaque véritablement aux causes : conditions de travail, considération et reconnaissance, mesures sociales », a réagi dans un communiqué le syndicat Alternative Police.

Avec AFP

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