En Roumanie, découverte de nouveaux restes humains dans une affaire de meurtres d’adolescentes

Les procureurs roumains ont annoncé lundi avoir découvert des restes humains qui pourraient appartenir à une deuxième fillette enlevée et tuée par un suspect arrêté il y a dix jours.

Les procureurs roumains ont annoncé lundi avoir découvert des restes humains qui pourraient appartenir à une deuxième fillette enlevée et tuée par un suspect arrêté il y a dix jours, une affaire qui a profondément choqué le pays.

“Un sac contenant des restes humains et des cendres a été retrouvé à un endroit indiqué par le suspect”, dans une forêt près de Caracal (sud), a déclaré la porte-parole du parquet chargé de la criminalité organisée (DIICOT), Mihaela Porime.

Le suspect, Gheorghe Dinca, un mécanicien de Caracal âgé de 65 ans, “a affirmé qu’il s’agissait du corps de Luiza”, a ajouté Mme Porime, précisant qu’il fallait attendre les résultats des tests ADN afin de pouvoir confirmer l’identité de la victime.

Dinca avait reconnu avoir enlevé et tué deux adolescentes, Alexandra, 15 ans, et Luiza, 19 ans, mais avait jusqu’ici refusé d’indiquer comment il s’était débarrassé du corps de cette dernière, portée disparue depuis avril.

Emotion dans le pays

Samedi, le DIICOT avait confirmé le décès d’Alexandra sur la base de tests ADN, précisant que le profil génétique de dents calcinées retrouvées dans un fût en tôle derrière la maison du suspect correspondait à celui des parents de la jeune fille.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour dénoncer “l’incompétence” de la police, qui n’avait ouvert que très tard une enquête sur la disparition des deux adolescentes.

Le 25 juillet, Alexandra avait utilisé un téléphone retrouvé dans la maison de son agresseur pour appeler trois fois le numéro d’urgence 112, indiquant avoir été enlevée par un homme la veille et violée et donnant des indices sur le lieu où elle était séquestrée.

Mais les policiers ont mis 19 heures pour retrouver la maison du suspect et y pénétrer, après une série de bourdes qui a coûté son poste au chef de la police, Ioan Buda.

Le ministre de l’Intérieur Nicolae Moga a pour sa part démissionné, tandis que plusieurs policiers et procureurs font l’objet de procédures disciplinaires pour des failles dans leur enquête.

Avec AFP

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