Aimen Bouchiki, un Manosquin de 24 ans, a été condamné par le tribunal à près de cinq ans de prison pour des violences conjugales. Le 5 août, il avait brisé la mâchoire de sa compagne lors d’un déferlement de violence.

« J’assume ce que l’on me reproche. Je suis une grosse merde. J’étais dégoûté de la perdre. » Dans le box des accusés, Aimen Bouchiki, un Manosquin de 24 ans sans profession, esquisse des aveux à propos des événements qui l’ont conduit une nouvelle fois devant la justice.

Ce lundi 5 août, une violente altercation met aux prises ce frêle jeune homme avec sa compagne depuis près d’un an, à peine âgée de 20 ans. Altercation à propos d’une liaison supposée avec le meilleur ami d’Aimen, qui se poursuit au domicile de la jeune femme et qui se solde par une avalanche de coups. C’est « un véritable déchaînement de violences » que subit la jeune femme, souligne le ministère public. Celle-ci perd connaissance, la mâchoire fracturée.

« Le fait qu’elle perde connaissance l’a sauvée »

Aimen Bouchiki appelle une amie qui conduit immédiatement la jeune femme à l’hôpital, où l’agresseur se montre particulièrement désagréable avec le personnel soignant, qui s’inquiète d’ailleurs de la présence d’un conjoint suspecté de poursuivre ses actes de violence jusque sur le lit de douleur de la victime…

« Vous étiez déjà sous le coup d’une mise à l’épreuve pour des faits de violence », relève Géraldine Frizzi, qui préside l’audience en comparution immédiate. Une condamnation par ce même tribunal, en date du 4 octobre 2016. Une mesure de semi-liberté retirée, et une sortie de prison le 1er janvier 2019. Jusqu’à l’agence immobilière qui alerte la mère de la jeune fille, estimant que celle-ci est en danger. « On a rarement enregistré ce genre de déposition de la part d’un loueur », note la présidente du tribunal.

« Vous infligez une véritable raclée à la femme qui vous héberge, vous nourrit, charge Me Pascal Antiq, l’avocat de la victime. En fait, le fait qu’elle perde connaissance l’a sauvée, ce soir-là. »

« Un sadisme particulier »

« Le prévenu a fait preuve d’un sadisme particulier », ajoute Meggan Delacroix-Rohart, substitut du procureur de la République, mettant en exergue « la dangerosité extrême » d’Aimen Bouchiki, les 13  condamnations de son casier judiciaire et les deux mesures probatoires proposées, en vain, par la justice. La représentante du ministère public réclame quatre ans de prison et la révocation du sursis, soit six mois de prison supplémentaires.

Le tribunal suivra à la lettre ces réquisitions, condamnant le prévenu à quatre ans de prison plus six  mois et 184 jours de retrait de réduction de peine, soit six mois également.

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