Affaire Grégory: un corbeau reconnaît des appels malveillants au couple Jacob

Marcel et Jacqueline Jacob ont reçu deux appels anonymes d’un mystérieux corbeau les 11 et 15 août dernier. Il a été interpellé par la police.

Un homme a reconnu, lors de son audition, avoir passé des appels téléphoniques malveillants au domicile du grand-oncle et de la grande-tante de Grégory Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, à Granges-sur-Vologne (Vosges).
    
L’homme, âgé d’une soixantaine d’années et résidant dans les Côtes-d’Armor, “reconnaît être l’auteur des appels”, a indiqué le procureur de la République à Epinal, Nicolas Heitz, confirmant une information de Vosges Matin. Le matériel du sexagénaire a été saisi, selon le journal. Les raisons de ses appels n’ont pas été précisées.

Des messages sur leur répondeur    

Les époux Jacob, septuagénaires, avaient porté plainte mercredi par l’intermédiaire de leur avocat après avoir reçu “deux appels anonymes le 11 et le 15 août et des messages laissés anonymement sur leur répondeur”, avait précisé le magistrat.
    
Dans un enregistrement publié vendredi sur le site internet du quotidien,on entend une voix dire: “Marcel Jacob, c’est toi qui renseignais le corbeau, ton frère René Jacob, avec tes jumelles, qui surveillais tout ce qu’il se passait chez ta soeur Monique Jacob et Albert Villemin (les grands-parents de Grégory, NDLR)? C’est toi qui renseignais le corbeau? On passera te voir. Salut”.
    
Une enquête pour “appels téléphoniques malveillants” avait été ouverte et l’exploitation technique réalisée par la gendarmerie avait permis d’identifier un suspect. Il a été auditionné vendredi après-midi, selon le procureur qui doit s’exprimer sur le sujet en début de semaine prochaine.

Le cas de Murielle Bolle toujours pas fixé    

Grégory Villemin, 4 ans, avait été retrouvé noyé, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984. Marcel et Jacqueline Jacob avaient été mis en examen avec Murielle Bolle en juin 2017 pour “enlèvement et séquestration suivie de mort”. Leurs mises en examen avaient été annulées pour des questions de procédure en mai 2018.
    
Après avoir accusé du meurtre de l’enfant son beau-frère, Bernard Laroche, tué par Jean-Marie Villemin en 1985, Murielle Bolle, alors âgée de 15 ans, s’était rétractée.
    
En février, la Cour de cassation a reconnu que la garde à vue de l’adolescente en 1984 avait été effectuée en application de dispositions “inconstitutionnelles”. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris doit désormais examiner la question de son annulation.

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