Fiona : le procès de Cécile Bourgeon reporté en mai, la justice prise par les sentiments ?

La mère de Fiona doit accoucher en février, quasiment au moment où elle devait être rejugée par la cour d’assises du Rhône.

La justice n’a pas voulu prendre le moindre risque. Le président de la cour d’assises de Lyon (Rhône) a décidé de reporter le procès de Cécile Bourgeon au mois de mai. Motif : la mère de Fiona, l’enfant martyre de Clermont-Ferrand, est enceinte et le terme de sa grossesse – sa quatrième – est prévu pour la fin du mois de février. Or, Cécile Bourgeon, 31 ans, devait initialement être rejugée pour « coups mortels aggravé », au côté de son ex-compagnon Berkane Makhlouf (toujours détenu) devant la cour d’assises du Rhône du 14 au 31 janvier 2020.

« C’est la solution de la sagesse », réagissent Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie, avocats de Cécile Bourgeon en rappelant qu’ils n’avaient pas envisagé de demander le renvoi du procès.

Aucun contact avec ses enfants

En février dernier, la Cour de cassation a ordonné la libération immédiate de Cécile Bourgeon. Celle-ci est aussitôt partie vivre chez sa mère dans la région de Perpignan. (Pyrénées-Orientales).

Assez rapidement, la mère de Fiona a fait la connaissance d’un homme avec qui elle s’est mise en ménage. Le couple attend désormais un enfant.

Outre Fiona, l’aînée morte sous les coups et dont on n’a jamais retrouvé le corps, Cécile Bourgeon a eu une fille avec le père biologique de Fiona et dont ce dernier a la garde. Elle a également eu un fils avec Berkane Makhlouf qui, lui, a été confié à une famille d’accueil. Elle n’a aucun contact avec ces deux enfants.

La justice disjoncte-t-elle ?

Ce procès médiatisé était très attendue… Ce qui est curieux c’est que la justice n’hésite pas lorsqu’il s’agit de méfaits de droit commun de refuser un renvoi d’audience. Notre rédaction ayant même constaté en audience qu’une femme enceinte a été jugée pour des faits de traffic de drogue en comparution immédiate sans renvoi possible pourtant demandé par l’avocat de la prévenue… Le procureur s’y oppose, le Président d’audience acquiesce.

Mais lorsqu’il s’agit d’une affaire comme celle de la mère de Fiona pourtant condamnée; il n’hésite pas a renvoyer ultérieurement le procès 2 mois et demi après la date prévu de son procès en appel à Lyon.

La justice est-elle donc équitable ? N’a t’on pas le droit de penser qu’elle n’est visiblement pas la même pour tous ? Les prévenus et les familles de prévenus qui parfois n’ont pas eu le choix de commettre des méfaits pour survivre ne pourraient-elles pas se poser cette même question ?

Nicolas Chafoulais , s’y attendait une fois appris la nouvelle, mais ce procès renvoyé démontre encore une fois que la justice disfonctionne ou parfois même pourrais être amener a disjoncter complètement en omettant que la victime à ce jour n’est ni retrouvée, et n’étais qu’une petite fille qui avait au moment de sa disparition et “accident” selon sa mère que 5 ans… Aujourd’hui Fiona serait âgé de 11 ans…

Laisser un commentaire