“Ne soyez pas lâche”: un an après la disparition de sa fille, le père de Sophie Le Tan lance un appel au suspect

Sophie Le Tan a disparu le 7 septembre 2018 à Schiltigheim, près de Strasbourg. Depuis, le principal suspect de 58 ans mis en examen pour “assassinat, enlèvement et séquestration” n’est pas passé aux aveux.

Ce samedi, cela fera déjà un an que Sophie Le Tan aura disparu. Un an que sa famille et ses proches sont dans l’attente de réponses, après que la jeune étudiante de 20 ans n’est pas rentrée d’une visite d’appartement à Schiltigheim (Bas-Rhin)

Si le corps de Sophie est introuvable, un homme, Jean-Marc Reiser, est mis en examen et incarcéré pour “assassinat, enlèvement et séquestration”. Il est le suspect n°1 dans la disparition de la jeune fille. Mais malgré les traces de sang retrouvées sur une scie lui appartenant mais aussi sur une de ses paires de chaussures et sa veste, Jean-Marc Reiser n’est jamais passé aux aveux.

“Prenez vos responsabilités”

Le père de l’étudiante, Tri Le Tan, qui vit depuis dans le doute, lui a lancé un appel jeudi dans Le Parisien, l’exhortant à “dire la vérité”:

“Si je l’avais en face de moi, je lui dirais: ‘M. Reiser, s’il vous reste un peu d’humanité, ne soyez pas lâche. Les preuves sont tellement flagrantes à votre domicile. Prenez vos responsabilités et dites-nous la vérité sur le sort de Sophie afin que cela diminue un peu la douleur de la famille'”, explique-t-il dans les colonnes du quotidien.

Pour lui, il est clair que la justice n’a pas réussi à empêcher le principal suspect de récidiver: “C’est un prédateur (…) qui a commis des crimes depuis son jeune âge”, assure Tri Le Tan.

Jean-Marc Reiser a en effet été condamné en mai 2003 en appel à 15 ans de réclusion criminelle pour deux viols, dont un aggravé sous la menace d’une arme, en 1995 et en 1996. En 2001, il a été acquitté dans une autre affaire: la disparition en 1987 de Françoise Hohmann, 23 ans, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

“Il ne faut pas que Sophie soit oubliée”

Ce père profondément perturbé est toujours en arrêt maladie: “J’ai dû arrêter mon travail à l’usine Peugeot car mes problèmes de concentration m’empêchaient d’accomplir mes tâches d’assemblages de pièces et je me faisais réprimander”.

Depuis la disparition de Sophie, Tri Le Tan et ses proches n’ont pas abandonné les recherches et arpentent chaque semaine les forêts de la région. “Il ne faut pas que Sophie soit oubliée”, explique celui qui se dit “très ému par cet élan de solidarité”.

Si la police a stoppé les recherches de son côté, Tri Le Tan et sa famille ont été reçus cet été à Strasbourg par la juge d’instruction, qui leur a promis qu’elle “continuait à enquêter de manière active”.

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