Un glacier des Alpes rend un corps plus de 40 ans après

Des tests ADN devront confirmer s’il s’agit de Jean-François Benedetti, disparu le 25 juillet 1976 dans le massif des Ecrins.

Les secouristes de la Compagnie républicaine de sécurité en montagne (CRS) Alpes ont redescendu ce lundi d’un sommet emblématique du massif des Écrins des restes humains qui pourraient appartenir à un jeune alpiniste parti en solitaire il y a… 43 ans, ont-ils annoncé.

C’est l’histoire imbriquée de la disparition d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, de la persévérance de sa famille à le retrouver et de la fonte des glaciers. La dernière semaine d’août, la famille qui “se présentait régulièrement” aux secouristes, avait signalé une “tâche orange” sur le glacier Long de l’Ailefroide, montagne à cheval entre l’Isère et les Hautes-Alpes, a raconté le major Laurent Soullier, commandant la CRS Alpes basée à Grenoble. 

Jean-François Benedetti au premier plan DR

Des tests ADN en cours

Deux CRS alpinistes ont été déposés sur le glacier lundi matin en hélicoptère à “environ 3.000 mètres d’altitude et ont ramené des lambeaux de vêtements et des restes humains”. Leur intervention a du être abrégée en raison de chutes de pierres, le secteur étant devenu “très engagé” avec le recul glaciaire.

“Il faut encore attendre le résultat des tests ADN mais il pourrait bien s’agir de Jean-François Benedetti, disparu le 25 juillet 1976. Ses parents sont décédés mais son frère et des amis poursuivaient les investigations”, a ajouté le major Soullier.

L’auteur de bande dessinée et alpiniste Jean-Marc Rochette évoquait cette disparition dans son ouvrage autobiographique “Ailefroide, Altitude 3.954”, sorti en mars 2018. A la mère du jeune homme qu’il avait croisée à l’époque, il avait tenté de la rassurer, se disant néanmoins en lui-même que “le glacier ne le lui rendrait pas avant 50 ans”. Cela aurait finalement été 43 ans…

Avec AFP

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