Martinique: Le procès de la petite Nahé tué sous les coups de ses parents ouvert

Le procès consécutif à la mort de la petite Nahé en janvier 2016 a démarré hier, par la personnalité des trois accusés : la maman, son ex-compagnon, accusé de violences ayant entraîné la mort et un voisin, jugé pour recel de cadavre.

Un premier jour d’audience pesant, même si les faits, ont été seulement effleurés hier. La cour d’Assises s’est uniquement penchée sur la personnalité des accusés. Cherchant l’humanité derrière l’horreur des faits : la mort d’un bébé de 17 mois. Face aux accusés, dans le box des parties civiles, Nathaniel Cidolit, le père de la fillette et sa famille cherchent des réponses depuis trois ans et demi.

À fleur de peau, le papa a quitté la salle hier après-midi.

Trois personnes comparaissent ce lundi matin (9 septembre 2019), devant les magistrats de la cour d’assises de Fort-de-France dans l’affaire de la petite Nahé Cidolit. La mère de l’enfant, son compagnon actuellement incarcéré pour trafic de stupéfiants, et un voisin du compagnon qui aurait contribué à faire disparaître le corps. Ces trois personnes sont mises en examen pour disparition et homicide volontaire.

L’histoire :

Le 15 janvier 2016, le corps inanimé de Nahé (17mois) est abandonné par sa mère accompagnée de deux autres individus dans la rivière Alma (route de la Trace). Par la suite, la mère s’envole vers la France, laissant croire à sa famille que la jeune enfant résidait avec son père.

Le corps du bébé reste introuvable

Nahé Cidolit, avait 13 mois au moment de “sa disparition”. Ce procès devrait permettre de clarifier les faits car la mère de l’enfant a multiplié les versions et le corps n’a pas été retrouvé jusqu’à maintenant.

Après près de deux ans d’investigations, les enquêteurs ne sont pas en mesure de déterminer la date précise du décès du bébé. En janvier 2016, le corps inanimé de Nahé (13 mois) est abandonné (par sa mère), accompagnée des deux autres individus, dans la rivière de l’Alma (route de la Trace vers le Morne-Rouge). Par la suite, la mère s’envole vers la France, laissant croire à sa famille que l’enfant résidait avec son père.

Le compagnon de la mère de Nahé, 36 ans, comparaît pour “des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. La mère, 30 ans, et le voisin du compagnon, 24 ans, sont poursuivis pour recel de cadavre et non assistance à personne en danger pour la maman.

Ce procès aux assises est prévu sur quatre jours au palais de justice de Fort-de-France.

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