Belfort : Une infirmière relaxée après des soupçons de violences sur des résidents

C’est la stupéfaction sur le banc des parties civiles. L’ex infirmière de la Résidence Saint Joseph de Giromagny a été relaxée ce mardi par la cour d’appel de Besançon. Elle était poursuivie pour des violences commises sur plusieurs résidentes de l’établissement.

La cour d’appel de Besançon a rendu son arrêt ce mardi. L’ex infirmière de la Résidence Saint Joseph de Giromagny a finalement été relaxée. Elle était poursuivie pour des violences commises entre octobre 2022 et juin 2015 sur plusieurs résidents de cet EHPAD, Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes.

De six mois ferme à la relaxe

Le tribunal correctionnel de Belfort l’avait condamnée en février 2018 à six mois de prison ferme pour violences sur personnes vulnérables. Une décision qu’elle avait contestée. La cour d’appel de Besançon vient donc de lui donner raison. Sept pensionnaires de cette maison de retraite avaient pourtant été identifiés comme des victimes présumées. ” Je suis extrêmement déçu car il y a une lacune importante dans ce dossier. Toutes les investigations n’ont pas été faites au sein de cet établissement. La justice n’a pas su, pas pu ou n’a pas voulu prendre en considération la gravité des faits. Surtout, on remet là en cause la parole de toutes ces personnes atteintes de maladies graves. La cour d’appel a relaxé la prévenue sur l’insuffisance des investigations ” indique Maître Jérome Roy qui défend le fils d’une ancienne résidente. A l’époque des faits, l’infirmière lui avait coincé la tête dans les barreaux de son lit pour lui mettre une couche.

Ma cliente est extrêmement satisfaite – l’avocat de la défense

L’avocat de la prévenue indique que sa cliente est extrêmement satisfaite de cette décision. ” C’est une affaire qui l’a extrêmement bouleversée. Elle avait très mal vécue sa condamnation en première instance car elle n’était pas présente ce jour là” indique son avocat Maître Loïc Duchanoy.  

L’ex infirmière a, par ailleurs, été condamnée à 2 000 euros d’amende avec sursis pour exercice illégal de la profession. Ce qui ne suffira pas à calmer la colère et l’incompréhension de la partie civile.

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