Paris : un policier frappe une femme témoin d’une agression, elle se retrouve à la barre

Alors qu’elle voulait apporter de l’aide à la victime, Leila a été, non seulement violentée par un policier, mais aussi accusée par le tribunal.

“Tu n’as rien vu, tu ne dis rien”

Un fait inconcevable s’est produit au mois d’août, dans le XVIIe arrondissement de Paris, rapporte SputnikFrance. Vers 22h, une femme, nommée Leila, 43 ans, a été témoin d’une agression pendant laquelle trois individus ont frappé une femme au sol. Avec d’autres passants, elle s’est arrêtée et a appelé la police. Pourtant, la situation s’est retournée contre elle. Les faits ont été relayés par le journal en ligne Le Monde.

Près de 15 minutes plus tard, des éléments de la police sont arrivés sur les lieux avec des pistolets au poing. Leila a été menacée par l’un des agresseurs qui lui répétait deux fois : “Tu n’as rien vu, tu ne dis rien“. Pourtant, la quadragénaire a décidé de le signaler à un agent de police.

Un coup de pied très fort

C’est une histoire de fou“, comme l’indique L’Obsérvateur, car le policier a empoigné la femme “à la gorge en l’étranglant“, lui a fait “traverser la rue” et “l’a plaquée contre un mur“, selon une source. Des témoins qui ont vu toute cette scène, ont souligné que Leila n’a affiché aucune résistance et répétait “lâchez-moi, vous me faites mal”. A ce moment-là, l’agent “desserre son étau et lui balance un coup de pied dans les jambes“, a relaté un autre témoin. Des propos qui sont d’ailleurs confirmés par un deuxième témoin affirmant que le policier a donné un coup de pied très fort sur les jambes de cette femme.

Elle lui avait tordu le pouce

D’autres agents, témoins de ces agressions policières, ont tenté de raisonner leur collègue. Comme explication, la police a indiqué que le comportement de l’agent en question est dû au fait que la femme “perturbait l’opération“. Un avis non confirmé par les témoins. “La dame était là depuis le début de l’incident pour aider la victime et n’avait rien à voir avec l’altercation“, a confié une personne (troisième témoin), présente sur les lieux, au journal Le Monde. De son côté, le policier a déclaré qu’elle lui avait tordu le pouce.

Elle est convoquée par le tribunal

Sous prétexte de témoigner concernant l’agression, les policiers ont emmené Leila au commissariat puis placée en cellule. Avec ses larges ecchymoses au cou, aux poignets et à la jambe, elle n’a eu que deux jours d’Incapacité totale de travail alors que le policier, quant à lui, a eu dix jours d’ITT.
Par ailleurs, après sa libération, elle a reçu une convocation au tribunal correctionnel en mars 2020 pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité publique“. Leila a décidé de porter plainte auprès de l’IGPN ou Inspection générale de la police nationale.

Alors qu’elle portait secours à une victime, Leila a été violemment agressée par un policier.

Elle est poursuivie pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité”. Mais plusieurs témoins interrogés démentent la version policière https://t.co/O3z512fYgf v/ @nicolaschapuis pic.twitter.com/qN5MfV2Hew

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