Cantal: Le directeur d’une Ehpad soupçonné d’agression sexuelle sur une femme de ménage

Jeudi 19 septembre 2019, un directeur d’Ehpad était convoqué à la barre du tribunal d’Aurillac pour répondre à des faits d’agression sexuelle.

Charles*, 61 ans, est directeur de trois Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) dans le nord du Cantal. Jeudi 19 septembre 2019, il était convoqué à la barre du tribunal d’Aurillac car il était soupçonné d’agression sexuelle sur Sylvie*, une femme de ménage d’un établissement.

Lettre anonyme envoyée au Conseil départemental du Cantal

Une affaire qui émane d’une « lettre anonyme » reçue par le Conseil départemental du Cantal. Cette dernière met en cause le directeur qui aurait eu des relations inappropriées avec le personnel. Une enquête est alors menée, Sylvie évoque des attouchements au printemps 2016.

La victime évoque des caresses

Un jour, elle se trouve dans son bureau pour parler de son avenir professionnel : elle souhaite devenir aide-soignante. C’est alors que le directeur lui aurait mis les mains sur ses épaules, dans le cou, sur le thorax et aurait glissé sa main sous son pull.

Une attitude maladroite

A la barre, le prévenu reconnaît avoir mis les « mains sur son épaule. Mais c’est tout. Elle m’a repoussé, elle est partie. C’était une attitude maladroite, je me suis excusé le lendemain. Elle est venue car elle voulait devenir aide-soignante mais j’ai émis des réserves car elle se plaignait souvent du dos. »

De son côté, la femme de ménage évoque des « caresses ».

La présidente du tribunal porte au débat des sms envoyés par le directeur à Sylvie. Il indique avoir été « surpris par votre poitrine. »

J’ai voulu la séduire

Le tribunal lui demande alors : « Si elle n’était pas partie, il se serait passé quoi ? ».

« Je ne sais pas, j’ai voulu la séduire c’est certain » répond alors le directeur.

De son côté, la substitut du procureur a demandé à requalifier les faits : « Il y a eu une tentative d’agression sexuelle mais non une agression. » Elle a requis 8 mois de prison avec sursis et 1000 euros pour le préjudice.

C’est peut-être un charmeur mais pas un agresseur

Pour sa part, l’avocat du prévenu a plaidé la relaxe : « Vous connaissez la jurisprudence aussi bien que moi, pour retenir l’agression sexuelle, il faut que les agissements aient eu lieu sur des parties du corps à connotation sexuelle, ce n’est pas le cas ici. Mon client a déjà été condamné car dans la ruralité, son histoire a été évoquée. Il a fait deux tentatives de suicide. Mon client est peut-être un charmeur mais en aucun cas un agresseur. »

L’affaire a été mise en délibéré au 17 octobre 2019.

*Les prénoms ont été modifiés.

D’après nos confrères d’Actu

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