Toulouse : Le père condamné pour avoir maltraité son nourrisson

Un père de famille de la région toulousaine était poursuivi par le tribunal de toulouse pour des faits de maltraitances sur son nourrisson agé de 8 mois.

Il a été condamné par le tribunal à une peine de 3 ans de prison assortis d’un sursis mise à l’épreuve de 24 mois. Il a été également condamné à l’obligation de soins et à ne pas rentrer en contact avec l’enfant mineurs.

La peine pour laquelle il a été condamné est inférieur à celle demandé par le parquet toulousain qui avait requis une peine de 4 ans d’emprisonnement.

Les violences ont eu lieu entre fin octobre et début novembre 2017, au domicile familial de Lanta, près de Toulouse. Inquiétée par des pleurs inhabituels, c’est la mère qui a conduit son bébé à l’hôpital des enfants, Paule-de-Viguier. Lors d’une radiographie complète effectuée par l’équipe médicale, plus d’une dizaine de fractures ont été constatées sur le petit corps. Des blessures anciennes dans la région costale, au tibia et d’autres plus récentes notamment à la clavicule, aux jambes, dans les côtes et sur le crâne. Le légiste a fixé à 35 jours ce qui équivaut à une incapacité totale de travail (arrêt médical légal). Cet examen complet a permis à l’expert de déceler au moins deux épisodes de maltraitance. L’explication d’une maladie a donc été vite écartée et un signalement effectué. Aussitôt avisé, le parquet a saisi les enquêteurs de la gendarmerie de la brigade des recherches de Toulouse Saint-Michel pour mener les investigations. C’est seulement en garde à vue que le père a décidé d’assumer ses responsabilités sans pour autant, véritablement, donner d’explications.

A la barre l’homme condamné indiquera qu’il était fatigué et ne supporter par les pleurs de son enfant. Il n’empêche que l’enfant aujourd’hui n’est pas atteint de trouble pathologique lié à ces maltraitances, mais il faudra attendre des années avant de savoir si des séquelles seront constatés à l’enfant.

Le père ne s’est pas fait retirer l’autorité parentale par le Tribunal, mais il apparaît que la mère de l’enfant s’est dit vouloir se séparer de son concubin.

L’avocat pour la partie civile, qualifiant les faits d’une horreur sans nom, a défendu surtout sa cliente en appuyant sur le devenir de l’enfant. Pour l’avocat de la défense difficile pour lui de défendre les faits, mais il appuyera sur le fait que son client visait une période douloureuse et éprouvante pour lui.

Le tribunal le condamnera pour ces faits à 3 ans de prison dont 2 avec sursis mise à l’épreuve.

 

 

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