Meurtre de Mélodie Massé : « Je rejette le pardon d’un prédateur qui m’a pris ma petite fille »

Le procès de Cédric Bernasconi pour le viol et le meurtre de Mélodie Massé s’est poursuivi ce mardi avec les témoignages de la famille de la jeune femme.

Le deuxième jour du procès du meurtrier présumé de Mélodie Massé, la famille de la jeune étudiante de 23 ans a été appelé à la barre, ce mardi, devant la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques. Les proches de la jeune femme, violée et tuée le 13 septembre 2017, à Ustaritz, ont fait face à Cédric Bernasconi, principal suspect et qui a avoué les faits lors de ses auditions. Cet ancien SDF, interpellé après quatre jours, risque la prison perpétuité

Cédric Bernasconi est prostré dans son box depuis le début du procès, lundi matin. Ce mardi donc, il a dû écouter les témoignages de la famille de la victime, la tête basse, derrière la vitre, entouré de quatre policiers. Les cris de désespoir des proches. Ceux de Mireille, la maman de Mélodie. “Je rejette son pardon. Je ne vois pas quelle mère pourrait pardonner ce prédateur qui est rentré chez moi et qui m’a pris ma fille”, confie-t-elle. “Maintenant, je reste avec cette culpabilité d’être en vie, cette douleur intime et énorme que je n’arriverai pas à exprimer. J’espère que cet individu sera mis hors d’état de nuire.”

La sœur de Mélodie Massé est en larmes. “Je me demande pourquoi moi j’ai le droit de mettre au monde une petite fille. Elle n’aura jamais ce bonheur”, lâche Camille, enceinte au moment du drame. Maxime, le petit frère, a lui, du mal à se contenir, il s’emporte, submergé par ses émotions, avant d’être maîtrisé par sa famille. Enfin Olivier, le compagnon de la jeune femme, absent le soir du meurtre : il était parti faire une partie de belote à Saint-Jean-de-Luz, avant de surfer avec des amis. “Il y a une noirceur qui s’est installée en moi avec la culpabilité de ne pas avoir été là.” C’est lui qui découvre le corps de sa compagne. “J’avais la rage en moi, j’ai cassé ma voiture avec mes poings.”

Le médecin du Samu, dépêché auprès de Mélodie Massé dans la soirée du 13 septembre 2017 à Ustaritz, a été le dernier à témoigner lundi 23 septembre, devant la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques, réunie à Pau. L’urgentiste pensait secourir « une femme inconsciente dans son lit ». C’est une future maman à la robe relevée, mains et pieds ligotés, visage recouvert d’un linge maculé de sang contre le matelas…

La famille est anéantie depuis la tragédie qui l’a frappé le 13 septembre 2017. Le verdict est attendu le vendredi 27 septembre 2019.

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