Eddy Michel condamné à la réclusion à perpétuité pour l’assassinat de ses deux enfants

Eddy Michel a été condamné mercredi après-midi à la peine de réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises de Liège. Ce professeur d’éducation physique âgé de 39 ans a été reconnu coupable d’avoir commis les assassinats de ses deux enfants, Timothé (4 ans) et Jules (6 ans). En tuant ses enfants, l’accusé avait décidé d’infliger à son ex-compagne une punition extrême et de la faire souffrir pour le restant de sa vie.

Les faits reprochés à Eddy Michel s’étaient déroulés le 30 septembre 2017 à Sainte-Walburge (Liège). L’homme n’avait pas accepté la séparation avec sa compagne, Madeleine Bosly, et avait tué de plusieurs coups de couteau leurs deux enfants, Timothé et Jules.

Le couple avait rompu en avril 2017 après douze années de vie commune. L’accusé supportait mal cette séparation et tentait maladroitement de récupérer son ex-compagne. Il s’était montré de plus en plus harcelant. Il avait confié à plusieurs personnes avoir pensé à mettre fin aux jours de la femme et de ses enfants, puis à se suicider lorsqu’il avait appris qu’elle avait entamé une liaison avec un autre homme.

Infliger une punition extrême à son ex-compagne

Dans sa décision portant sur la culpabilité, le jury avait détaillé les différents éléments justifiant de la culpabilité d’Eddy Michel. Selon son analyse, l’intéressé avait la volonté de mettre fin à la vie de ses enfants dans le but de faire souffrir son ex-compagne et de lui infliger une punition extrême.

L’accusé avait annoncé, à défaut de pouvoir réunir sa famille selon ses propres conceptions, ses intentions de tuer ses enfants. Il avait laissé des écrits dans lesquels il avait annoncé de manière précise ce qu’il allait faire. Son projet plus précis était de tuer ses enfants et de mettre ensuite fin à ses jours.

Selon la décision motivée par le jury, Eddy Michel voulait faire souffrir et culpabiliser Madeleine Bosly toute sa vie. Pour établir la préméditation, la cour relevait dans son arrêt que l’accusé s’était octroyé plusieurs temps de réflexion pour mettre les faits en œuvre. Il avait rassemblé plusieurs armes nécessaires à commettre ses actes.

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