PAU: Le parquet réclame la perpétuité pour le meurtre de Mélodie

Le parquet n’a pas retenu vendredi la schizophrénie du sans-abri dans son procès pour meurtre et viol sur Mélodie Massé, alors enceinte de 8 mois au moment des faits. L’avocat général a réclamé une peine de sûreté de 22 ans.

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise vendredi 27 septembre à la cour d’assises de Paucontre le SDF schizophrène accusé du meurtre et des viols aggravés en 2017 de Mélodie Massé, une jeune femme enceinte de 8 mois.

Malgré le lourd passé psychiatrique de Cédric Bernasconi, 40 ans, l’avocat général Marc Mariée a demandé que cette sentence soit accompagnée d’une peine de sûreté de 22 ans.

« Existe-t-il, au moment des faits, des troubles ayant altéré son discernement ? Et si oui, y a-t-il lieu d’écarter la réclusion (criminelle à perpétuité) encourue pour la ramener à une peine maximum de 30 ans comme la loi le permet ? », a demandé l’avocat général, avant de balayer aussitôt l’argument : « Cédric Bernasconi est pleinement responsable des faits qu’il a commis, il a agi en pleine connaissance, il n’a agi sous l’influence d’aucun trouble ».

Pas un « épisode délirant »

Une grande partie de la semaine d’audience avait porté sur la santé mentale de l’accusé, un homme diagnostiqué schizophrène, qui vivait en marge de la société quand il a violé et tué il y a deux ans une jeune élève infirmière qui se reposait avant son accouchement dans la maison de sa mère au Pays basque.

L’expertise psychiatrique réalisée au cours de l’instruction par les Drs Roland Coutanceau et Alain Penin avait conclu à une altération du discernement de l’accusé, mais pas à son abolition, ce qui le rendait apte à être jugé. L’homme de 40 ans n’était pas dans un « épisode délirant » au moment des faits, avaient expliqué les experts à la barre.

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