La majorité s’apprête à soutenir une proposition de loi LR concernant les féminicides

La majorité s’apprête à soutenir une proposition de loi du député LR Aurélien Pradié sur la lutte contre les violences conjugales et la mise en place du bracelet anti-rapprochement, après l’avoir modifiée, a indiqué mardi 1er octobre le député LREM Guillaume Vuilletet.

« Quand on a une femme qui meurt tous les deux/trois jours en France sous les coups de son conjoint, plus vite on fait, mieux c’est », a indiqué le député « marcheur » du Val-d’Oise, Aurélien Pradié, qui vient de proposer une loi sur la lutte contre les violences conjugales et la mise en place du bracelet anti-rapprochement. Un texte que la majorité s’apprête à soutenir, comme l’a indiqué le député LREM Guillaume Vuilletet.

La proposition sera présentée mercredi matin en commission des Lois. LR a profité de sa « niche parlementaire » (journée pendant laquelle un groupe d’opposition peut proposer des textes) pour prendre de vitesse la majorité sur ce sujet, alors que le « Grenelle » des violences conjugales, lancé début septembre par le gouvernement, doit durer jusqu’au 25 novembre.

« On est dans une nécessité vitale »

La garde des Sceaux « Nicole Belloubet a dit qu’elle voulait qu’on mette en place le bracelet anti-rapprochement pour début 2020, je veux être dans cet objectif-là, parce qu’on est dans une nécessité vitale », explique Guillaume Vuilletet. Le député indique qu’une « quinzaine d’amendements » vont être apportés à la proposition Pradié, « pas constitutionnelle en l’état ».

Principal changement initié par LREM, « avoir l’accord de l’intéressé pour pouvoir mettre en œuvre le bracelet anti-rapprochement », ce dispositif qui permettrait de géolocaliser un conjoint ou ex-conjoint violent, avec un périmètre d’éloignement minimum fixé par un juge. Selon Guillaume Vuilletet, le conjoint accepterait le bracelet dans la plupart des cas, afin d’éviter la détention préventive ou pour bénéficier d’un aménagement de peine s’il est déjà condamné. Le bracelet anti-rapprochement est utilisé dans plusieurs pays, notamment en Espagne, où les féminicides ont baissé de manière significative.

Avec Aurélien Pradié, membre de la jeune garde LR, « ça se passe bien, c’est un député de qualité, un bon débatteur avec des positions fermes. On a réussi à trouver un mode opératoire qui fonctionne bien », assure Guillaume Vuilletet.

Laisser un commentaire