Mort de Maëlys: son père veut que Nordahl Lelandais soit jugé pour “assassinat”, et non pour “meurtre”

Une accusation pour “assassinat” ferait encourir à l’accusé la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté illimitée.

“Lorsqu’il dit que la mort de Maëlys n’est qu’un accident, je n’y crois pas”. Interrogé par Le Parisien, le père de Maëlys de Araujo, fillette de 9 ans enlevée et tuée en août 2017 par Nordahl Lelandais, réclame la requalification des faits. Il demande à ce que l’accusé soit jugé pour “assassinat”, et non plus pour “meurtre”, car selon lui, le crime a été commis avec préméditation.

“Il avait conscience que cela allait mal se terminer. Lorsqu’il dit que la mort de Maëlys n’est qu’un accident, je n’y crois pas. On n’enlève pas une enfant par accident à 2 ou 3 heures du matin”, a-t-il déclaré au quotidien.

Réclusion criminelle à perpétuité avec période de sûreté illimitée

Nordahl Lelandais est pour l’instant accusé de meurtre sur mineure de moins de quinze ans. Le meurtre est le fait de donner volontairement la mort à autrui. En revanche, “le meurtre commis avec préméditation ou guet-apens constitue un assassinat”, selon l’article 221-3 du Code Pénal.

Cette accusation serait bien plus lourde, puisqu’elle ferait encourir à l’accusé la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté illimitée. Cela signifie que le condamné ne peut pas bénéficier de libération conditionnelle ou d’autres mesures d’aménagement de peine.

L’accusé avait dans un premier temps assuré qu’il avait tué la petite fille “par accident”, en lui donnant une gifle. En septembre 2018, il avait finalement changé sa version, en déclarant avoir donné au moins quatre ou cinq coups à Maëlys de Araujo.

Des poursuites pour agression sexuelle ou viol?

Les parents de la petite fille souhaitent également que la qualification d’agression sexuelle ou de viol soit ajoutée à l’accusation de Nordahl Lelandais. Le corps de Maëlys de Araujo était trop dégradé pour que de tels sévices puissent être vérifiés, mais des éléments pointent dans ce sens pour l’accusation.

Les parents de Maëlys de Araujo s’appuient notamment sur deux vidéos d’attouchements sexuels sur deux petites filles, retrouvées sur le téléphone portable de Nordahl Lelandais. Il s’était filmé agressant ses petites-cousines, dont l’une avait quatre ans au moment des faits, l’autre six ans. L’enquête a également révélé que le suspect consultait des sites pédopornographiques. Enfin, il aurait confié à son co-détenu avoir violé Maëlys de Araujo, un témoignage que Nordahl Lelandais nie.

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