Hérault: une mère et une grand-mère poursuivies pour l’agression d’une enseignante qui a filmé la scène

La mère et la grand-mère d’un élève ont violemment agressé une institutrice à Agde le 30 septembre dernier. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire en attendant leur procès.

L’agression a eu lieu au sein même de l’établissement. Une enseignante de l’école primaire Jules Verne d’Agde dans l’Hérault a été menacée de mort, insultée et frappée par les proches d’un élève le 30 septembre, rapporte Midi Libre. La mère et la grand-mère de l’enfant seront jugées le 4 mars 2020, et ont été placées en attendant sous contrôle judiciaire, précise le journal.

En cause, une bagarre à laquelle l’élève a participé et que l’enseignante a tenté de stopper, ce qui a déplu à la famille en question. La mère et la grand-mère ont alors exigé de s’entretenir avec elle mais la rencontre, filmée par l’institutrice, a très vite dégénéré.

“Je te croise dans la rue, je te crève”

Sur les images diffusées par Midi Libre, on voit la mère et la grand-mère insulter et menacer l’enseignante, en présence du principal de l’école élémentaire. “Je vais te crever, je vais te fumer à la sortie”, hurle la grand-mère.

Dans un deuxième temps, la mère, elle, est contrainte de sortir de la pièce après s’être emportée. “Je vais porter plainte contre vous, pour dire que vous l’avez tapé, je vous attends à la sortie”, assène-t-elle avant de gifler l’institutrice.

La grand-mère poursuit ses invectives, devant son petit-fils: “Tu peux filmer, vas-y tu peux filmer (…) Je ne suis pas française, je suis gitane, je sais ce que c’est la violence (…) Je te jure je te croise dans la rue, je te crève” “Ton visage est gravé là, je vais te crever”, finit-elle par lâcher.

Trois jours d’ITT et 15 jours d’arrêt maladie

Selon le Syndicat national des écoles (SNE), l’enseignante s’est vue notifier trois jours d’ITT et 15 jours d’arrêt maladie à la suite de ces violences survenues dans le bureau du directeur de l’école. Mathieu Verdier, représentant du SNE, a dénoncé vendredi un manque de soutien de sa hiérarchie.

“L’institution a trop longtemps laissé faire. Trop longtemps les parents ont évolué dans une parfaite impunité. Cela ne doit plus arriver. Ce qui est arrivé hier peut arriver partout, à n’importe quel enseignant. J’ai fait parvenir la vidéo au ministère. C’est très violent. Cela ne doit plus se produire. L’Education nationale doit nous protéger”, estime le syndicaliste.

“La victime est accompagnée par un psychologue” et a déposé plainte, selon le rectorat de Montpellier. Une cellule d’écoute et une équipe mobile académique de sécurité est mise en place, a-t-il précisé.

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